Aerion, c’est le genre de jeu qui ne fait pas de bruit, mais qui s’installe tranquillement dans la tête. Il ne cherche pas à en mettre plein la vue, ni à vous submerger de choix complexes ou de mécaniques alambiquées. Il vous propose plutôt un défi calme, tendu, presque méditatif, où chaque lancer de dés peut être un coup de génie ou une impasse. Et c’est là sa force : sous ses airs doux et poétiques, il oblige à faire des choix difficiles, à anticiper, à accepter de perdre une bonne carte pour tenter d’en gagner une meilleure. C’est un jeu de sacrifice, d’optimisation, de tension masquée derrière une esthétique cotonneuse.
La vraie richesse d’Aerion, c’est aussi sa rejouabilité. Les six modules inclus ne sont pas de simples gadgets : ils modifient la structure du jeu, bousculent les habitudes, introduisent de nouvelles contraintes ou mécaniques qui forcent à s’adapter. Et comme on peut les combiner à volonté, il y a vraiment de quoi explorer. Aerion devient alors une sorte de laboratoire ludique où chaque partie est un nouveau casse-tête à résoudre.
Alors oui, ce n’est pas un jeu pour tout le monde. Si vous cherchez du narratif, du spectaculaire, ou une interaction forte à deux, passez votre chemin. Mais si vous aimez les jeux de dés bien ficelés, les univers un peu à part, et les sensations de progression discrète mais gratifiante, Aerion vaut clairement le détour. Il ne crie pas… mais il vole.
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