Un bel objet, une vraie immersion, quelques bémols
Matos de dingue. Le visuel vert brumeuse et rouge sang du couvercle plante immédiatement le décor, et l'intérieur est à la hauteur. La carte façon parchemin, les pions bois, le petit coffret décoré pour cacher le repaire de la bête. C'est du beau travail, sobre et élégant, qui respire l'authenticité. On a senti l'office de tourisme d'Occitanie en filigrane, mais c'est un compliment.
En termes de gameplay, on est sur un jeu de déduction pur : on collecte des indices, on tente de localiser la créature, on pose un piège avant que le temps ne s'écoule. La tension est réelle, surtout avec le nombre de tours incertain qui pèse sur chaque décision. Le mode historique avec personnages réels est une addition appréciable, et le mode solo fonctionne vraiment bien.
Mais voilà, on reste sur notre faim sur deux points. Les interactions entre joueurs sont très limitées (chacun mène son enquête dans son coin, façon Hunger Games du Languedoc), et le système de vérification du repaire à la fin est franchement confusant la première fois. Il faudra relire les règles.
Bref, on a passé un bon moment, on y reviendra, mais on n'en fera probablement pas notre jeu de chevet. 3 étoiles bien méritées pour un jeu honnête, beau et suffisamment immersif pour les fans du genre.
Bien, mais avec des réserves.