Au final, City Tour est exactement le genre de jeu qui peut me faire mentir à moi-même : derrière une direction artistique très enfantine (qui, clairement, peut freiner), je découvre un jeu très bien édité, ultra accessible, et surtout hyper fluide. Les règles sont simples, les missions font bien office de tutoriel, et la mécanique “je pioche / je pose” marche immédiatement : ça avance, ça reste lisible, et j’ai souvent envie d’en relancer une pour faire mieux.
Là où ça coince pour moi, c’est sur la durée. Une fois l’effet découverte passé, les choix finissent par se ressembler et la répétition s’installe si j’enchaîne trop de parties. Résultat : je le vois surtout comme un jeu d’ouverture, un jeu familial, ou un jeu “entre deux” pour lancer une soirée sans prise de tête, avec un matériel vraiment solide et un rythme nickel… à condition, évidemment, d’accrocher à son univers et de ne pas en attendre plus que ce qu’il propose.