Bristol 1350 : fuir la peste… ou la propager
Après une partie de Hollywood 1947, j’ai eu envie de rester dans l’univers des Dark Cities de Facade Games, localisés en France par Lucky Duck Games. Mon choix s’est donc porté sur Bristol 1350, un jeu de bluff et de suspicion situé en pleine épidémie de peste noire.
Comme les autres titres de la gamme, le jeu se présente sous forme de boîte-livre, un format élégant qui s’intègre parfaitement dans une bibliothèque.
Dans Bristol, la peste ravage la ville et les habitants tentent de fuir vers la campagne. Trois chariots quittent la cité, mais seul le premier à sortir survivra. Problème : personne ne sait vraiment qui est contaminé.
Chaque chariot peut accueillir trois passagers, ce qui permet de jouer jusqu’à neuf joueurs pour des parties d’environ 20 à 40 minutes. Les joueurs accumulent des cartes symptômes — fièvre, frissons, toux ou pustules — dont la valeur peut finir par révéler une terrible vérité : si leur total atteint 6 ou plus, le joueur devient contaminé… définitivement.
Les objectifs divergent alors. Les joueurs sains doivent quitter la ville dans le premier chariot sans infecté à bord, tandis que les contaminés tentent au contraire de faire en sorte que tous les chariots quittent la ville avec un malade, condamnant ainsi tout le monde.
Le jeu fonctionne particulièrement bien grâce à son côté chacun pour soi : on peut changer de chariot, ralentir la course ou même éjecter quelqu’un pour sauver sa peau. Et quand un joueur est contaminé, il n’a souvent plus qu’une envie : saboter tout le monde.
Lors de mes parties, la paranoïa autour de la table était constante, chacun soupçonnant son voisin d’être infecté.
Au final, Bristol 1350 est un jeu rapide, accessible et très efficace pour les amateurs de bluff et de coups bas… surtout quand quelqu’un commence à tousser autour de la table. ?