Explore all our board games! Right here

Explore all our board games! Right here

Il Était un Jeu

Amis joueurs BONJOUR! Thomas (Doc') et Elodie (infirmière), grands passionnés de jeux de société avec une envie de folle de partager. Jeux à 2, enfants, familiaux ou plus experts, nous sommes ravi de pouvoir partager notre engouement pour les nouveautés mais aussi pour des jeux plus anciens sur notre page Instagram ainsi que de donner nos avis et présentation de "tops" et de règles sur notre chaîne Youtube. A très vite !

Visit the blog

Games reviews

4/5
4/5
Dans Panorama, tu prends place à bord d’une montgolfière et ton objectif est simple : composer le plus harmonieux et le plus rentable des paysages. Tout au long de la partie, tu vas récupérer des tuiles représentant montagnes, forêts, rivières, champs et prairies afin de bâtir ton propre panorama autour de ta tuile de départ. Le cœur du jeu repose sur un système que les amateurs de Tokaido ou Parks reconnaîtront immédiatement. À ton tour, tu déplaces ta montgolfière sur une piste commune afin de récupérer l’une des tuiles disponibles. Plus tu avances loin, plus tu as accès à des tuiles potentiellement intéressantes... mais plus tu risques de laisser plusieurs tours à tes adversaires. Comme toujours dans ce type de mécanique, c’est le joueur le plus en retard sur la piste qui joue ensuite. Tu es donc constamment partagé entre récupérer immédiatement une excellente tuile pour ton paysage ou rester prudent pour conserver davantage de tours plus tard. Une fois choisie, la tuile est ajoutée à gauche ou à droite de ton panorama personnel afin de développer progressivement ton paysage. Au moment du décompte final, chaque zone de terrain rapporte des points selon une formule très accessible : le nombre de fleurs multiplié par le nombre d’animaux présents dans cette zone. Sur CHAQUE zone. Une immense prairie remplie de fleurs mais sans animaux ne rapportera donc presque rien, tandis qu’une petite zone bien équilibrée pourra devenir extrêmement rentable. À cela s’ajoutent 3 objectifs communs qui changent à chaque partie : posséder la plus longue rivière, avoir le plus de corbeaux, le moins de nuages ou encore développer certains types de paysages spécifiques… J’aime le dilemme dans le choix des tuiles. Prendre une tuile très forte pour soi est satisfaisant, mais empêcher un adversaire de compléter une énorme combinaison peut parfois être encore plus rentable. Les tours sont rapides, les règles sont limpides et les parties dépassent rarement une vingtaine de minutes. Il y a toujours ce petit dilemme entre optimiser son propre paysage ou surveiller ce qui se passe chez les voisins. Le jeu ne cherche jamais à être plus compliqué qu'il ne devrait l'être, et c'est probablement sa plus grande qualité. Je reconnais volontiers que la direction artistique est cohérente et que les illustrations remplissent parfaitement leur rôle. Le jeu est lisible, coloré et agréable à parcourir. Pourtant, je dois avouer que je ne suis pas totalement client de cette proposition visuelle. Il me manque une petite étincelle pour vraiment m'émerveiller devant le paysage que je construis. C'est très subjectif évidemment, mais là où certains seront totalement charmés, je reste un peu plus à distance. Panorama est exactement le type de jeu familial que j'aime sortir après un repas ou autour d'un café. Les règles s'expliquent en quelques minutes, le scoring est limpide, les choix sont intéressants et la mécanique de déplacement des montgolfières apporte juste ce qu'il faut de tension pour rendre chaque sélection importante. La promesse est parfaitement tenue et on ne nous ment pas : un jeu accessible, rapide, malin et agréable à rejouer. Même si son esthétique ne me touche pas autant que d'autres productions du genre, le gameplay est suffisamment solide pour me donner envie d'y revenir régulièrement.
5/5
5/5
Je vais commencer par un aveu : je n’ai jamais eu l’occasion de jouer à Bunny Kingdom. Oui, honte à moi ! Du coup, impossible de comparer cette nouvelle proposition à son prédécesseur. J’ai découvert Bunny Kingdom Town avec un regard totalement neuf, sans attentes particulières liées à la licence. Et finalement, c’était peut-être la meilleure façon de l’aborder. L’univers est immédiatement attachant. Deux grandes familles de lapins cherchent à gagner les faveurs du roi en construisant la ville la plus prospère et la plus prestigieuse du royaume. C’est coloré, charmant et parfaitement mis en valeur par les illustrations. La partie se déroule sur 4 manches composées d’une succession de phases de draft et de construction. À chaque tour, tu choisis une tuile Bâtiment parmi celles qui te sont proposées avant de transmettre les autres (draft). Chaque bâtiment possède son propre coût, son niveau de prestige et parfois des effets qui viendront influencer ton développement. Une fois ton choix effectué, tu peux construire un ou plusieurs bâtiments dans la ville, sur des emplacements prédéfinis, en dépensant les ressources nécessaires. Petit à petit, tes constructions vont former des quartiers composés de différents types de bâtiments. Ces quartiers constituent le cœur du jeu. Lorsqu’ils sont activés, ils génèrent des ressources, de la renommée et surtout les précieuses Carottes d’Or qui servent de points de victoire. Plus tu arrives à combiner différents bâtiments prestigieux au sein d’un même quartier, plus les récompenses deviennent intéressantes. Au fil de la partie, tu peux également fabriquer des améliorations qui viendront renforcer certaines stratégies ou optimiser le rendement de tes quartiers. À cela s’ajoutent les cartes Requête, 1 de plus à chaque manche et parfois encore plus! Ces objectifs personnels rapportent des points en fin de partie et orientent souvent tes décisions. Certaines récompensent certains bâtiments, d’autres certaines configurations ou combinaisons spécifiques. Il faut donc constamment équilibrer développement immédiat et préparation du scoring final. Le tout reste très accessible dans ses règles, mais cache finalement beaucoup plus de réflexion qu’il n’y paraît au premier abord. Le nombre de tours est limité et chaque choix compte. Tu ne peux pas tout faire, tout construire ou récupérer toutes les cartes qui t’intéressent. Il faut constamment faire des compromis. Choisir un bâtiment revient souvent à abandonner une autre opportunité. Prendre une carte objectif peut te faire renoncer à une construction importante. Développer un quartier peut retarder une stratégie qui semblait pourtant prometteuse quelques tours plus tôt. Cette frustration est finalement très agréable parce qu’elle naît directement des choix des joueurs. À chaque partie, tu as l’impression que quelques décisions différentes auraient complètement changé le résultat final. Visuellement, Bunny Kingdom Town est une vraie réussite. Les illustrations sont superbes, les bâtiments sont remplis de détails et l’ensemble dégage énormément de charme. Plus la partie avance, plus la ville gagne en « personnalité ». Le matériel participe énormément au plaisir de jeu et renforce cette sensation de construire quelque chose qui nous appartient vraiment. Bunny Kingdom Town a été une excellente surprise. J’y ai trouvé un jeu tendu, malin et particulièrement satisfaisant. Derrière son apparence accessible se cache une vraie richesse dans les décisions à prendre. Chaque bâtiment compte, chaque objectif peut faire basculer la partie et chaque tour demande de réfléchir à la meilleure façon de développer sa ville. J’ai beaucoup aimé cette tension permanente entre optimisation, opportunisme et anticipation. Les parties sont rapides, mais elles donnent immédiatement envie d’en relancer une pour essayer autre chose. J’apprécie également énormément le côté modulaire du jeu. Les différents scénarios proposent des mises en place initiales variées qui modifient légèrement la manière d’aborder chaque partie. C’est un petit côté scénarisé que je trouve toujours appréciable . Sans révolutionner les règles, il apporte suffisamment de renouvellement pour donner envie d’enchaîner plusieurs sessions et de se challenger sur chacune d’entre elles. Les cartes Requête participent aussi beaucoup à cette rejouabilité. Elles sont nombreuses, arrivent tout au long de la partie et orientent régulièrement tes choix de développement. J’adore cette sensation de préparer discrètement son score pendant la partie avant de révéler ses objectifs lors du décompte final. Les écarts de points qu’elles peuvent générer créent souvent de belles surprises et entretiennent le suspense jusqu’au bout. Et puis il y a évidemment les illustrations. Je sais que certains regrettent le changement de direction artistique (encore une fois je n’ai pas joué à BK premier du nom ) par rapport à Bunny Kingdom, mais pour ma part je suis totalement charmé du travail ici. Les cartes Objectif sont magnifiques, les bâtiments débordent de personnalité et les nombreux petits détails disséminés un peu partout arrachent régulièrement un sourire.
3/5
3/5
Dans Propolis, tu prends la tête d’une colonie d’abeilles bien décidée à développer la ruche la plus prospère du royaume. Pour y parvenir, il va falloir envoyer tes ouvrières butiner, récolter du pollen, construire des bâtiments toujours plus performants et accumuler un maximum de points de victoire avant tes adversaires. Derrière son thème champêtre et ses adorables abeilles se cache un véritable jeu de développement de moteur où chaque décision compte. À ton tour, plusieurs possibilités s’offrent à toi. - Tu peux envoyer autant d’abeilles que tu le souhaites sur les cartes Paysage disponibles afin de récolter des ressources, récupérer des ouvrières supplémentaires ou effectuer des échanges. - Tu peux également renforcer ta présence en couchant deux abeilles déjà placées pour activer une seconde fois leurs effets. Une action particulièrement puissante qui permet d’accélérer considérablement ta production. - Lorsque tes réserves sont pleines, il est temps de construire. Les bâtiments du marché demandent différentes ressources mais offrent en retour des bonus permanents, des réductions pour tes futurs achats ou des moyens de marquer davantage de points. Plus ton moteur se développe, plus les constructions prestigieuses deviennent accessibles. L’autre excellente idée du jeu réside dans les majorités. Lorsqu’une rangée de paysages est entièrement occupée, les joueurs comparent leur présence. Le joueur majoritaire récupère ses abeilles et bénéficie parfois de bonus supplémentaires. Cette petite couche d’interaction oblige à surveiller constamment les intentions adverses sans jamais tomber dans l’agressivité directe. La partie prend fin lorsqu’un joueur construit 10 bâtiments. La comparaison avec Splendor est inévitable. On retrouve cette montée en puissance progressive où les bâtiments achetés facilitent les acquisitions futures grâce à des ressources permanentes. Mais Propolis ne se contente pas de reproduire la formule. Les systèmes de majorités, les ressources joker, les cartes qui scorent selon différentes collections et les nombreux critères de décompte apportent davantage de variété et de flexibilité. Ici, il ne suffit pas simplement d'acheter les cartes les plus rentables. Il faut également réfléchir aux familles de bâtiments que tu développes, aux symboles que tu accumules et aux différentes synergies que tu mets en place. Cette dimension collection et optimisation apporte selon moi davantage de richesse stratégique et peut être plus de place à l’opportunisme que son ainé. C'est probablement le point qui m'a le moins convaincu. Les couleurs sont agréables et l'ensemble reste parfaitement lisible, mais je trouve que la direction artistique manque de caractère. Les illustrations remplissent leur rôle sans réellement marquer les esprits. Les bâtiments se ressemblent parfois beaucoup et l'univers des abeilles aurait mérité davantage de détails et de personnalité. C'est d'autant plus dommage que le gameplay est particulièrement solide. J'aurais aimé que l'habillage visuel soit au même niveau que les mécaniques proposées. Oui, la filiation avec Splendor est évidente, mais je trouve qu'il apporte suffisamment d'idées nouvelles pour exister par lui-même. J'apprécie notamment ce système de collections de cartes, les majorités sur le plateau central et cette sensation constante de construire quelque chose de plus personnel que dans son illustre inspiration. Là où Splendor m'a souvent donné l'impression d'être dépassé par des joueurs capables d'anticiper plusieurs tours à l'avance, Propolis me paraît un peu plus ouvert grâce à son marché moins prévisible et ses nombreuses possibilités de scoring. Tout n'est pas parfait, notamment du côté de la direction artistique qui manque à mon goût d'identité et de caractère, mais le plaisir de jeu est là. Peut être sans éclat.
5/5
5/5
Dans Mon Puzzle Aventure : Petits Détectives, tu incarnes un jeune enquêteur chargé de résoudre plusieurs affaires au cœur d’une ville animée. Une fois les pièces assemblées, le véritable jeu commence. Il faudra observer les moindres détails, suivre les indices disséminés dans le décor et résoudre différentes enquêtes pour identifier les coupables. La première étape consiste bien sûr à assembler le puzzle. Une fois celui-ci terminé, plusieurs enquêtes sont proposées. Chaque affaire demande d’observer attentivement les lieux, les personnages et les événements représentés. Les indices sont subtilement intégrés dans l’illustration et il faudra faire preuve de logique et d’attention pour reconstituer les faits. Les trois enquêtes principales proposent chacune leur propre mystère à résoudre, avec différents suspects et de nombreuses pistes à suivre. J’ai particulièrement apprécié le fait que le jeu ne s’arrête pas à la résolution des affaires. Une fois l’enquête terminée, des questions complémentaires viennent prolonger l’expérience et poussent à explorer encore davantage les illustrations pour dénicher tous les petits secrets cachés. L’un des grands points forts de cette boîte, ce sont ses illustrations. La ville est claire, lisible et extrêmement agréable à parcourir. Les différents bâtiments sont facilement identifiables, la place centrale sert naturellement de point de repère et les nombreux personnages sont suffisamment distincts pour que les enfants puissent rapidement se repérer. C'est très certainement le Mon Puzzle Aventure que j'ai préféré en tant que Papa. Et surtout, c'est également celui que ma fille Chloé, 5 ans, a préféré parmi ceux que nous avons découverts ensemble. L'univers est immédiatement parlant pour les enfants. Tout est facile à identifier et à comprendre. Les différents lieux, les personnages et les événements sont suffisamment clairs pour qu'ils puissent rapidement se projeter dans l'enquête. Là où certains autres opus nous avaient parfois semblé un peu plus « abstraits » (notamment l’épisode spatial), Petits Détectives nous a paru beaucoup plus naturel à explorer. Les recherches d'indices sont plaisantes, les enquêtes sont bien construites et la découverte progressive des coupables fonctionne à merveille. J'ai aussi beaucoup aimé les questions bonus présentes après chaque affaire. Elles donnent une excellente raison de revenir plusieurs fois sur le puzzle pour tenter d'en découvrir tous les secrets. Et contrairement à ce que l'on pourrait croire, certaines ne sont vraiment pas si évidentes à résoudre ! Entre le plaisir de construire le puzzle, celui de mener l'enquête et l'envie d'y revenir pour tout explorer, cette boîte nous a offert de très beaux moments de complicité.
5/5
5/5
Quand je vois le nom de Reiner Knizia sur une boîte, je suis toujours partagé. D'un côté, il y a parfois ces jeux extrêmement épurés qui me laissent un peu sur le bord de la route. De l'autre, il y a ces œuvres qui démontrent qu'avec quelques règles seulement, il est possible de créer des expériences ludiques mémorables. Rebirth dernièrement par exemple. Et puis il y a Botswana. Je connaissais pas sa réputation de classique, cette boîte qui pourrait presque passer inaperçue et qui cache une leçon de game design dont seuls les plus grands auteurs semblent avoir le secret. Dans Botswana, plusieurs espèces animales sont disposées au centre de la table : lions, girafes, suricate … À ton tour, tu vas simplement jouer une carte animal depuis ta main dans la colonne correspondante. Puis, tu récupères un jeton animal de ton choix. Et c'est là que le jeu commence déjà à devenir intéressant : rien ne t'oblige à prendre le jeton correspondant à la carte que tu viens de jouer. Tu peux parfaitement poser un lion et récupérer une girafe. Poser un hippo et récupérer un hippo. Progressivement, les colonnes d'animaux se remplissent. Mais attention : dès qu'une sixième carte d'une même espèce est jouée, la partie prend immédiatement fin. Pour chaque espèce, seule la valeur de la dernière carte visible détermine la valeur de tous les jetons correspondants. Si la dernière girafe vaut 5, toutes les girafes vaudront 5 points. Si le dernier lion vaut seulement 2, tous les lions ne rapporteront que 2 points. Simple ? Oui. Brillant ? Absolument. Ce qui m'a frappé, c'est à quel point les enjeux ne sautent pas forcément aux yeux lors des premiers tours. Les joueurs occasionnels autour de la table se demandent souvent où se trouve réellement la profondeur du jeu. Et puis progressivement, chacun commence à comprendre. Pourquoi a-t-il récupéré ce rhinocéros ? Pourquoi joue-t-il cette carte maintenant ? Pourquoi semble-t-il vouloir déclencher la fin de partie ? Pourquoi évite-t-il soigneusement certaines espèces ? Chaque carte devient un indice. Chaque jeton récupéré devient potentiellement un mensonge. Chaque tour nourrit une réflexion permanente sur ce que les autres cherchent réellement à accomplir. J'ai adoré cette sensation de bluff permanent. Le fait de récupérer certains animaux peut donner des informations sur tes intentions... ou au contraire pousser les autres joueurs à interpréter totalement de travers tes objectifs réels. Et puis il y a ces moments de grâce où tu conserves précieusement LA carte qui te permettra de modifier la valeur finale d'un animal au moment parfait. Cette fameuse dernière carte qui fait basculer une partie entière. C'est extrêmement difficile à retranscrire dans un texte tant les sensations de jeu se révèlent surtout autour de la table. Botswana est un jeu qui se comprend véritablement en le jouant. Quand un jeu possède des mécaniques aussi épurées, j'aime que la direction artistique apporte une véritable identité. Et ici, c'est une réussite TO-TA-LE. Les illustrations sont magnifiques. Chaque animal possède une présence incroyable. On ne regarde pas simplement des cartes représentant des animaux de la savane ; on découvre presque des portraits. Botswana marque clairement mon année ludique. J'adore ces jeux capables d'atteindre une profondeur stratégique impressionnante avec des règles qui s'expliquent en quelques minutes. J'adore ces jeux qui reposent davantage sur la lecture des adversaires que sur l'accumulation de mécaniques. Et surtout, j'adore quand un auteur parvient à créer autant de tension avec aussi peu de matériel. Si tu n'as jamais eu l'occasion de le découvrir, fais-toi ce cadeau. Vraiment. C'est le genre de titre qui rappelle pourquoi certains classiques traversent les décennies sans prendre une ride.
...
Congratulations
Your product has been added to the cart.
My cart
( items)
( item)
( items)
( item)