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ParadoxeTemporel

ParadoxeTemporel est un site internet consacré à la "geek attitude". Il a vu le jour en 2011 et est le petit frère de 2 autres sites consacrés à la musique et au cinéma.  Depuis plusieurs années, nous nous intéressons de plus en plus au monde du jeu qui prend une ampleur grandissante comme vous pourrez le voir à travers nos différents tests...

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Games reviews

4/5
4/5
Next Station Berlin est un jeu de flip & write et de connexion. Une mise en place rapide, comptez entre 5 et 10 minutes pour la transmission des règles du jeu. Après London, Tokyo puis Paris, nous voici partis dans la capitale allemande. Vous allez construire, simultanément, votre réseau de lignes de métro. Tentez de relier les stations de même couleur, chacune se trouve dans une partie de la ville : côtés Ours et Couronne. Une nouveauté de cet opus. Vous avez 4 manches pour construire votre réseau de transport. A chaque manche, vous utiliserez un crayon d’une certaine couleur. Une fois les 4 couleurs utilisées (rose, vert, marron et bleu), la partie prend fin. Prenez garde à ne pas vous bloquer car il n’est pas possible de croiser vos lignes. Heureusement, vous pourrez créer des Correspondances (cf. article complet) qui vous permettront de créer des liens mais aussi qui vous permettront de marquer des points supplémentaires en fin de partie. Le jeu est très malin et fonctionne dans toutes les configurations : 2, 3 ou 4 joueurs/joueuses. En plus de relier les stations de départ de même couleur (ce qui est très satisfaisant lorsque nous y parvenons), votre objectif est de traverser le plus de quartiers et le plus de stations dans un même quartier et cela pour chaque ligne/couleur afin de marquer un maximum de points. Un mode avancé est proposé, il suffit d’ajouter les cartes Objectif commun ou les cartes Construction, voire les deux. Cela rend le jeu un peu plus gamer comme son nom l’indique. Un 4ème opus qui fonctionne bien et qui renouvelle les sensations de jeu avec son mélange de simplicité, de réflexion et de frustration lorsque notre réseau ne se développe finalement pas comme prévu. Quelle sera la prochaine capitale ?
5/5
5/5

Léviathan Wilds est un jeu coopératif, asymétrique, d’affrontement, de communication, de cartes, de gestion de main, card driven, stratégique et tactique. Le tout avec un petit aspect narratif. Grimpeurs, soignez les Léviathans en perdition frénétique. Détruisez tous les cristaux et remplissez les conditions de victoire pour les sauver. Le jeu se prend rapidement en main, il propose un gameplay original et une thématique très sympa. Trouvez le meilleur chemin en grimpant sur le Léviathan, chutez parfois, pour parvenir à vos fins. La tension est vite palpable, certains emplacements sont dangereux et des menaces viendront vous mettre des bâtons dans les roues. La communication est primordiale pour ne pas compromettre vos chances de victoire, pour visualiser le meilleur chemin à emprunter. L’entraide est la bienvenue. Une très bonne rejouabilité avec les 8 grimpeurs et les différentes Classes proposées (les combinaisons sont multiples, un peu à la manière d’un jeu de rôle). Chaque grimpeur aura donc son propre deck de cartes et ses propres avantages. Très sympa de créer son grimpeur pour la parie. Ainsi qu’avec les 17 Léviathans, tous aussi impressionnant les uns que les autres, que vous tenterez de soigner. Certaines cartes Scénario proposent leurs mots-clés et actions libres. Le livre des Léviathans est très bien fait, en spirale, vous le placerez horizontalement ou verticalement en fonction du Léviathan affronté. Une expérience à la fois tendue, tactique, accessible et très originale, qui devrait particulièrement plaire aux amateurs et amatrices de jeux coopératifs. Une belle découverte. Un mode solo (non joué) est également proposé. Du bon matériel et un thermoformage, très pratique, qui permet une mise en place rapide. Il existe une extension, Philibert nous la proposera peut-être par la suite.

4/5
4/5
Fric-Frac ! est un jeu de cartes, de collection, de gestion de main, de bluff et de déduction. La mise en place prend 5 minutes, comptez-en 10 pour la transmission des règles du jeu. Il faudra un peu de temps pour vous acclimater avec les différentes règles spéciales de chacun des lieux. Le jeu n’en reste pas moins très accessible. Incarnez des cambrioleurs, où à chaque tour de jeu le Génie criminel choisira un lieu pour ses larcins. Les autres tenteront de le débusquer pour récupérer un peu de butin. Il vous faudra être attentif au jeu du Génie criminel afin de déterminer ses intentions lors de son tour de jeu. Ses collections sont les indices, fiez-vous au code couleur. Le laisser seul dans un lieu serait une trop belle opportunité pour lui. En parvenant à le rejoindre, vous pourrez récupérer un Trésor (cf. article complet). Cette chasse est plaisante et pas très complexe car vous n’avez que 3 alcôves, dans votre planque, pour y placer vos Trésors, et chaque alcôve ne peut recevoir qu’un seul type de Trésor (une seule couleur). Pas d’inquiétude, si vous ne parvenez pas à déterminer le lieu où voulait se rendre le génie vous aurez une petite compensation : vous pourrez prendre une des cartes Trésor de la rivière. Cela peut parfois être fait sciemment. J’ai apprécié le système de déduction, qui pousse à observer les choix des autres joueurs/joueuses tout au long de la partie. Chaque carte jouée peut devenir un indice et il faudra parfois prendre quelques risques pour tenter de deviner le prochain coup du Génie criminel. On retrouve ainsi une petite tension très agréable à chaque révélation des cartes Lieu. La gestion des alcôves apporte également une petite dimension de collection et d’optimisation. Il faut réfléchir à la manière dont on va organiser sa planque, tout en gardant suffisamment de flexibilité pour pouvoir récupérer de nouveaux Trésors. Les choix sont simples à comprendre, mais deviennent de plus en plus intéressants au fil de la partie. Le jeu est dynamique, vous jouez toujours en simultané même si le Génie criminel a plus d’opportunité à son tour. Le jeu se joue plutôt à partir de 3 joueurs/joueuses qu’à 2, en soi : jouez-y à 5. Le matériel est chouette et propose une bonne rejouabilité (Manoirs, nombre de cartes Trésor). Fric Frac ! se révèlent être une expérience accessible, dynamique et familial !
5/5
5/5
Koï est un jeu qui devrait séduire les amateurs de nature, de jeux accessibles et de construction tactique. L’objectif est simple : aménager son propre bassin en y ajoutant les éléments les plus intéressants afin de maximiser son score en fin de partie. Malgré un livret de règles un peu dense et parfois décourageant au premier abord, le jeu se révèle finalement très simple à prendre en main. À votre tour, vous disposez de deux possibilités : méditer pour récupérer une carte de la rivière, avec ses effets et ses éventuels bonus, ou travailler afin d’activer l’ensemble de vos cartes déjà installées. Les règles sont donc faciles à assimiler, mais les choix deviennent rapidement plus subtils. Chaque joueur doit tenter de remplir différentes conditions afin d’optimiser son score final. Il faut donc réfléchir à la composition de son bassin, anticiper les prochaines cartes disponibles et choisir le meilleur moment pour activer ses éléments. La partie s’achève lorsque la pioche des carpes ou celle des cartes est épuisée. Les joueurs effectuent alors un dernier tour avant de procéder au décompte final. Ce rythme permet d’éviter les parties trop longues tout en maintenant une tension agréable jusqu’aux derniers instants. Le matériel constitue sans aucun doute l’un des grands points forts de Koï. Les carpes, représentées sur des éléments en acrylique transparent, sont particulièrement réussies. Elles sont variées, colorées et donnent immédiatement vie aux bassins. Les autres éléments ne sont pas en reste : tortues, arbres, chemins de pierres, berges et différents jetons viennent enrichir les plateaux individuels. À mesure que l’on construit son bassin, celui-ci prend du relief et devient de plus en plus agréable à regarder. La dimension esthétique n’est pas simplement décorative. Elle accompagne véritablement la progression de la partie et procure une vraie satisfaction au moment d’observer son bassin terminé. La rejouabilité est également au rendez-vous. Au début de chaque partie, les objectifs sont tirés aléatoirement. Ils changent donc d’une session à l’autre et modifient directement les stratégies à privilégier. Une partie pourra demander de se concentrer sur les carpes, une autre sur l’agencement du bassin ou sur certains éléments particuliers. Cette variété garantit des configurations différentes et évite que les joueurs appliquent toujours la même stratégie. Il faudra également tenir compte des choix des adversaires, car les cartes et les éléments disponibles peuvent être convoités par plusieurs joueurs. Même si les règles restent accessibles, chaque partie propose ainsi de nouveaux dilemmes. Avec ses règles mécaniquement simples et son iconographie particulièrement lisible, Koï peut facilement réunir parents et enfants autour de la table. L’absence de texte sur les cartes facilite la compréhension et permet de jouer sans devoir constamment consulter le livret. Le jeu propose une expérience calme et apaisante, tout en conservant une véritable dimension stratégique. On prend plaisir à observer son bassin se construire progressivement, à choisir ses carpes et à harmoniser les différents éléments. Koï est donc une très belle réussite, aussi agréable à jouer qu’à regarder. Son matériel magnifique, ses règles accessibles et ses objectifs renouvelés en font un jeu familial facile à sortir, mais suffisamment profond pour donner envie d’y revenir. Si vous aimez la nature, les jeux de construction et les ambiances paisibles, vous devriez apprécier cette promenade au bord de l’eau. Il ne reste désormais plus qu’à attendre d’éventuelles extensions pour agrandir encore les bassins et multiplier les possibilités d’aménagement.
5/5
5/5
Ditch! s’impose comme l’une des belles surprises de l’été et, pour nous, comme un véritable coup de cœur. Simple, rapide et terriblement efficace, le jeu s’explique en deux minutes à peine et se met en place tout aussi vite. Chaque joueur reçoit quatre cartes, mais ne peut en regarder que deux, sans les déplacer. Il faudra donc mémoriser précisément leur position dans sa zone de jeu. À son tour, le joueur actif pioche une carte et choisit soit de la jouer en la plaçant dans la défausse, soit de l’échanger avec l’une des siennes avant de jouer cette dernière. Une fois les éventuels pouvoirs appliqués, chacun peut ensuite se défausser de ses cartes identiques, à condition de se souvenir de leur emplacement. La moindre erreur est immédiatement sanctionnée par une pioche supplémentaire. Et si un joueur connaît mal son propre jeu tandis qu’un adversaire repère certaines de ses cartes, ce dernier peut les lui faire défausser. En cas de réussite, il lui donnera même l’une de ses cartes. Lorsqu’un joueur estime avoir moins de cinq points en jeu, il annonce Ditch!, déclenchant ainsi la fin de manche. Chacun joue alors un dernier tour avant le scoring. Si le pari du joueur est réussi, il marque -10 points ; s’il échoue, il marque 10 points plus la valeur des cartes restantes. Et si un joueur n’a plus de cartes devant lui, la manche s’arrête immédiatement. Le principe est donc aussi simple qu’efficace. Il faut sans cesse se rappeler les cartes que l’on possède et leur emplacement… à moins qu’un adversaire ne vienne tout chambouler. Ce mélange entre mémoire et jeu de cartes pourra dérouter certains joueurs, mais il séduit largement par son côté taquin et ses multiples retournements. Les parties s’enchaînent facilement, tout comme les fous rires. Avec Ditch!, on s’amuse vraiment, et c’est bien là l’essentiel. Les illustrations de Morgane, sobres mais très réussies, renforcent encore l’expérience. L’utilisation des symboles apporte une difficulté supplémentaire, car certains se ressemblent beaucoup et partagent les mêmes couleurs, ce qui complique encore la mémoire des joueurs. L’effet est parfaitement réussi. Attention toutefois : Ditch! est un jeu très addictif. On enchaîne les parties en se creusant les méninges, et l’on comprend vite pourquoi il risque de ne pas rester longtemps sur l’étagère. Bravo à Thibaud pour cette petite pépite qui a toutes les chances de trouver sa place durablement dans votre ludothèque
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