ParadoxeTemporel

ParadoxeTemporel est un site internet consacré à la "geek attitude". Il a vu le jour en 2011 et est le petit frère de 2 autres sites consacrés à la musique et au cinéma.  Depuis plusieurs années, nous nous intéressons de plus en plus au monde du jeu qui prend une ampleur grandissante comme vous pourrez le voir à travers nos différents tests...

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Ses Top Jeux

Ses avis produits

5/5
5/5
Godzilla débarque enfin sur le plateau de Cthulhu: Death May Die. Qui aurait imaginé voir un jour le plus célèbre des kaijū affronter les Grands Anciens dans une partie de jeu de société ? C’est désormais chose faite. Fidèle à l’image qu’il renvoie dans ses films, le monstre avance en détruisant tout sur son passage, laissant derrière lui débris et flammes pour se rapprocher des investigateurs ou du Grand Ancien retenu pour la partie. Il devient ainsi un ennemi redoutable dès le début, jusqu’à l’arrivée de son rival. Cette petite extension apporte une tension supplémentaire et un intérêt croissant : elle permet aussi bien de gagner plus vite que de perdre plus rapidement, selon les jets de dés. L’idée d’intégrer cette créature légendaire au jeu est particulièrement réussie. On pourra seulement regretter l’absence de compatibilité avec la gamme Zombicide, comme cela avait pu être le cas pour d’autres licences telles que les Cosmocats ou Iron Maiden.
5/5
5/5
Cosmic Arena s’impose comme un contre-deck-building aussi malin qu’original. Au lieu d’étoffer votre propre paquet, chaque carte que vous jouez (notamment celles dotées d’un pouvoir offensif) part alimenter le Potentiel (la défausse) de votre adversaire. Autrement dit, l’attaque que vous lui infligez à un moment donné deviendra très vite l’une de ses meilleures armes plus tard. Toute la tension du jeu repose sur ce paradoxe délicieux : plus vous frappez fort, plus vous préparez la riposte d’en face. On se surprend ainsi à calculer non seulement l’impact immédiat de chaque attaque, mais aussi le moment où l’autre pourra la recycler pour vous renvoyer la pareille. Cette dynamique, à la fois agressive et circulaire, donne au duel un rythme nerveux et une saveur vraiment particulière. Cette base déjà futée est soutenue par un ensemble de variantes qui prolongent la durée de vie du jeu. Dès que les règles de base sont acquises, Cosmic Arena invite à complexifier les affrontements en introduisant de l’asymétrie : règles de scoring alternatives, objectifs spécifiques… De quoi transformer un petit jeu de cartes très accessible en véritable laboratoire tactique pour joueurs et joueuses qui aiment optimiser chaque coup. Le fait que des cartes dédiées permettent de créer ses propres systèmes de points montre à quel point le jeu encourage la bidouille et la personnalisation. On n’est plus seulement dans l’application d’un cadre, mais dans l’appropriation d’un système. Autre point fort, le mode AutomA apporte une vraie dimension solo, loin du simple « battez votre meilleur score ». Affronter ce bot, c’est se confronter à un adversaire artificiel qui exploite les mêmes mécaniques que les joueurs humains et offre plusieurs niveaux de difficulté. On peut ainsi apprivoiser les subtilités du contre-deck-building, tester de nouvelles approches de construction et mesurer leur efficacité face à un comportement cohérent et de plus en plus punitif. La présence d’un tel mode solo est un vrai plus, notamment pour celles et ceux qui jouent souvent en solitaire ou qui veulent se faire la main avant de défier un partenaire régulier. Au final, Cosmic Arena est le genre de titre que l’on aimerait croiser plus souvent : règles simples à expliquer, tours fluides et lisibles, mais une profondeur stratégique surprenante grâce à ce principe de cartes qui migrent sans cesse vers le paquet adverse. Ce renversement permanent des forces, associé aux variantes, à l’asymétrie et au solo AutomA, en fait un jeu à la personnalité très marquée, terriblement addictif une fois la mécanique maîtrisée. Il ne manque plus que quelques extensions bien senties pour enrichir encore le bestiaire de cartes et renouveler les configurations de partie ; si elles voient le jour, nul doute que le chaos contrôlé de Cosmic Arena gagnera en ampleur… pour notre plus grand plaisir ludique.
4/5
4/5
First Giants est un jeu familial, de collection, de construction (et déconstruction) de moteur, de gestion, de majorité. Les paléontologues que vous incarnez vont devoir fouiller des sites afin d’extraire des fossiles pour votre exposition. Vous pouvez accumuler plusieurs collections, elles sont de deux types : Famille ou Taille. La mise en place est rapide et la transmission des règles du jeu prend moins de dix minutes. Le jeu est accessible. Les tours de jeu sont rapides et fluides, vous avez le choix entre 2 actions : jouer un pion dans un site de fouille pour récupérer une carte et la placer dans votre étude ou récupérer vos pions pour gagner de l’ambre et/ou exposer un Fossile (cf. article complet). A vous de trouver le bon tempo. L’interaction est indirecte, je le préfère à 3-4 joueurs/joueuses. Superbe matériel, très immersif : jetons Ambre, de belles illustrations. Les différentes boîtes de rangement sont très pratiques et facilement la mise en place. A noter qu’il n’est pas aisé de sortir la première de la boîte de jeu. Alors la technique est la suivante : retournez la boîte :-). L’annexe est très pratique, avec le système d’onglets pour se repérer rapidement.
4/5
4/5
Insurrection est un jeu familial de cartes, de collection, d’optimisation, et asymétrique. La mise en place et la transmission des règles de jeu sont rapides. Pour celles et ceux qui connaissent le jeu Fantasy Realms vous y trouverez des similitudes. Durant 6 manches, ou moins si le Mal l’emporte (10 corruptions visibles ou + à la fin de la phase 3, une différence avec F R), vous tenterez de constituer la meilleure main de cartes avec les meilleurs combos. Vous allez pouvoir gérer l’arrivée de la fin de partie avec les symboles Corruption. L’iconographie est assez claire, en cas de doute vous trouverez une annexe en fin de livret de règles. Les tours de jeu sont rapides et fluides. Une petite phase d’apprentissage est nécessaire pour prendre connaissance des différents effets des cartes, de la manière dont elles scorent, de leur synergie. Pour une interaction indirecte un peu plus forte, je vous conseille d’y jouer au moins à 4. Bien sûr il y a du hasard à la pioche, et vous pouvez vous faire piquer une carte intéressante dans la rivière de cartes commune. Vous interagissez avec ces cartes en faisant des échanges avec celles que vous avez déjà en main. Et le retournement de situation en dernière minute peut changer toute votre partie. Vous devrez vous adapter au mieux à tout cela et parfois faire des échanges à contre-cœur pour ne pas voir le mal l’emporter ou vice versa ;-). Vous avez le choix entre le mode de jeu de base ou le mode avancé.
5/5
5/5
Moon Colony Bloodbath est un jeu de cartes, de construction de moteur, de gestion de ressources, de combo et de deck-building. La mise en place est très rapide, tout comme la transmission des règles du jeu. Comptez 10 minutes pour les deux. Partez sur la lune installer votre colonie mais cela ne sera pas une partie de plaisir. Votre objectif est de maintenir le plus grand nombre de survivants dans votre colonie avant son déclin total. Les tours de jeu sont très dynamiques car ils se jouent en simultané. Le principe est simple : retournez la carte au sommet du deck commun puis appliquez l’effet avant de la défausser. Cela rend le jeu assez nerveux, à 2 joueurs/joueuses c’est quasi un party game :-). Une configuration que j’apprécie pour sa fluidité. Le jeu fonctionne bien en plus grand nombre également car de manière générale le jeu se joue en simultané. L’interaction est indirecte Bien sûr il y a du hasard dans l’arrivée des cartes du deck commun. Parfois votre planification tombera à l’eau. Vous allez construire des Bâtiments, en payant le coût en Crédits, ceux-ci vous apporteront des bonus immédiats mais également des bonus en fonction de l’action que vous effectuez lorsque la carte Travail sera révélée. Certains Bâtiments vous permettront d’ajouter des Avantages que vous seuls recevrez. Certaines cartes vous feront ajouter des événements et des twists qui viendront pimenter la partie. La rejouabilité est très bonne, le grand nombre de cartes fait que vous ne ferez pas 2 fois la même partie. Les premières manches vous serviront à construire les bases de votre moteur mais cela ne va pas durer. Dès les premiers événements et l’arrivée des premiers Robots, votre colonie (cf. article complet) va commencer à battre de l’aile et adviendra rapidement le temps où vous détruirez les Bâtiments construits. Vous ajouterez des cartes au deck commun, une fois toutes les cartes défaussées vous les mélangerez pour constituer une nouvelle pioche. Vous reverrez donc les cartes ajoutées, pour des effets positifs mais aussi celles qui vous mettront des bâtons dans les roues. Le jeu est très plaisant à jouer et donne envie d’y rejouer. Très facile à proposer car il est très accessible. L’iconographie est claire, en cas de doute sur certains effets de cartes, vous retrouverez des notes en fin de livret de règle pour obtenir plus de détail. Un mode Solo est proposé (non joué de mon côté). Les illustrations très fifties apportent une touche humoristique, tout comme le texte qui accompagne chacune des cartes Bâtiment. Moon Colony Bloodbath est un incontournable de ce trimestre !
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