Un véritable O.L.N.I
Les jeux, j’en ai joué beaucoup. Beaucoup trop diront certains. J’aime le jeu, j’aime les jeux. J’aime la sensation d’avoir découvert un jeu d’exception ou un jeu plus simplement excellent et le proposer à mon entourage mais aussi à vous qui me suivez.
Et puis il y a ceux qui provoquent quelque chose de beaucoup plus rare : de la fascination. Once Upon A Line fait clairement partie de cette catégorie.
Ce jeu est un véritable O.L.N.I. ludique. Une expérience que je n’avais encore jamais vécue. Un mélange improbable entre jeu narratif, aventure RPG, déduction, énigmes, exploration, mots cachés et mécanique à gratter… qui fonctionne avec une intelligence absolument sidérante. Et je pèse mes mots.
Je me suis littéralement émerveillé devant cette proposition. À chaque nouvelle carte révélée, à chaque portion d’histoire découverte, à chaque mot trouvé, il y a cette sensation très étrange d’être face à quelque chose de profondément nouveau dans le paysage ludique actuel. Et rien que pour cette audace-là, le jeu mérite déjà énormément de respect.
Une aventure narrative fascinante et immersive
Dans Once Upon A Line, vous incarnez des Soufflerimes, des êtres chargés de préserver l’équilibre des mondes dans un univers post-apocalyptique où les insectes géants dominent désormais la Terre.
Le cœur du jeu repose sur une immense grille à gratter appelée la Grille du Destin. Genre le Black Jack à gratter dans la Française des jeux qu’on offre aux parents à Noel. Le jeu ne vous demande pas simplement de lire une histoire ou de faire des choix narratifs classiques. Il vous demande de réfléchir, d’analyser, de déduire, d’associer des informations pour découvrir des mots cachés dans cette grille. Chaque carte Histoire comporte des mots qui sont directement liés au Mots Histoire s’ils sont soulignés dans le texte, sinon ils ne le sont pas. Et les couleurs utilisées ont aussi un rôles : comme une sorte d’environnement différent à explorer et donc … du temps à dépenser.
Chaque mot trouvé débloque alors des cartes narratives, des événements, des rencontres, des objets, des dangers ou de nouvelles directions dans l’aventure.
Et tout est incroyablement cohérent.
Les mots ne sont jamais là “au hasard”. Ils ont un vrai sens narratif, un poids dans l’histoire, une logique dans leur emplacement et dans ce qu’ils racontent. C’est probablement l’une des plus grandes forces du jeu : réussir à fusionner aussi naturellement gameplay et narration.
Et cette sensation est absolument grisante.
Une mécanique brillante entre RPG et jeu à gratter
Là où Once Upon A Line devient totalement fascinant, c’est dans sa manière d’intégrer une vraie progression de type RPG dans une mécanique de jeu à gratter. Franchement… je ne pensais pas ça possible avant d’y jouer. Vous allez devoir jongler en permanence entre plusieurs priorités :
- avancer dans l’histoire
- résoudre les énigmes
- récupérer des objets utiles
- développer vos capacités
- gérer votre temps et vos ressources
Parce que oui : chaque détour peut coûter cher.
Vouloir récupérer un objet ou un bonus peut vous faire perdre du temps précieux. Et plus le temps passe, plus les contraintes deviennent violentes. Vos possibilités d’action diminuent progressivement, certaines capacités deviennent plus difficiles à utiliser et cette pression constante crée une vraie tension dans la progression.
Dois-je prendre le risque d’explorer davantage ?
Est-ce que cet objet sera utile plus tard ?
Ai-je suffisamment de ressources pour affronter ce que la narration semble me préparer ?
Et … ça fonctionne de manière ultra fluide. C’est ouf.
Jamais je n’ai eu l’impression que le système était artificiel ou “plaqué”. Tout semble organique. Tout semble logique. Chaque mécanique nourrit la narration et inversement. C’est brillant. Vraiment brillant.
Une direction artistique absolument époustouflante
Visuellement, Once Upon A Line est une claque monumentale. Les illustrations sont sublimes. Mais surtout : elles racontent quelque chose. Chaque nouvelle carte découverte donne cette sensation presque enfantine d’émerveillement. On veut voir la suivante. Puis encore une autre. Puis encore une autre.
Le jeu possède une identité artistique extrêmement forte, avec un univers à la fois poétique, mystérieux et inquiétant. Certaines illustrations sont littéralement époustouflantes et participent énormément à l’immersion globale.
Des énigmes intelligentes et des défis “à la Père Fouras”
Le jeu ne se contente pas de raconter une aventure. Il vous met constamment à contribution.
Et certaines énigmes sont vraiment excellentes.
On retrouve parfois cette sensation très “Fort Boyard”, avec des défis en charade, des petites mécaniques de réflexion inattendues. C’est la petite cerise sur le gâteau. Ces moments viennent casser le rythme narratif juste au bon moment et apportent ce petit supplément d’âme qui rend l’aventure encore plus mémorable.
J’aurais peut-être aimé un tout petit peu plus de personnalisation profonde des personnages ou des capacités, mais honnêtement… vu tout ce que le jeu propose déjà, c’est presque un détail.
Une rejouabilité bien pensée
On pourrait croire que Once Upon A Line est une expérience “consommable”, un jeu narratif qu’on fait une fois avant de le ranger définitivement. Et pourtant, l’éditeur a vraiment réfléchi intelligemment à cette question.
Déjà, plusieurs éléments permettent des cheminements différents selon vos choix, vos découvertes et vos priorités. Mais surtout, des packs de recharge existent pour pouvoir repartir dans l’aventure sans devoir racheter une boîte complète. Et j’ai trouvé l’idée extrêmement élégante.
Encore mieux : la boîte contient plusieurs exemplaires du prologue, ce qui permet facilement de faire découvrir le jeu à des amis sans “sacrifier” l’expérience principale. Une idée toute simple… mais franchement appréciable.
Once Upon A Line est une immense claque ludique.
Un jeu qui ose.
Un jeu qui invente.
Je me suis sincèrement retrouvé à sourire devant l’intelligence du système. À me demander comment personne n’avait pensé à ça avant. Si je sais … il faut être fou ! Cette capacité à transformer une mécanique à gratter en véritable moteur narratif et stratégique… c’est tout simplement fascinant.
Le jeu ne repose pas sur l’erreur ou le hasard. Il repose sur la réflexion, l’observation, la déduction et l’interprétation. Chaque mot a un sens. Chaque découverte nourrit l’histoire. Chaque décision semble importante.
Et surtout… le jeu provoque quelque chose de rare : l’émerveillement. Le vrai.
On veut continuer. Découvrir. Comprendre. Explorer encore plus loin.
Entre sa narration exceptionnelle, sa direction artistique sublime, ses idées de gameplay folles et cette sensation permanente d’être face à quelque chose de totalement inédit, Once Upon A Line fait clairement partie des expériences ludiques les plus marquantes que j’ai pu vivre ces dernières années.
Un jeu audacieux. Intelligent. Époustouflant.