Dans Bloops, on retrouve une mécanique bien connue des amateurs de jeux rapides : tenter de terminer la partie avec le moins de points possible sous ses cartes. Une formule popularisée notamment par Skyjo, et qui fonctionne toujours aussi bien autour d’une table.
Chaque joueur commence la partie avec six cartes face cachée disposées devant lui. On peut secrètement regarder les trois cartes du bas… puis il faudra s’en souvenir. Et là, bienvenue dans le grand classique des jeux de mémoire :
on pense avoir retenu l’information… et deux tours plus tard, le doute s’installe ?
À son tour, on pioche une carte et décide soit de l’ajouter à son jeu, soit de la défausser pour révéler une de ses cartes. Ça on connait. Mais Bloops ajoute une petite subtilité assez maligne : si un joueur défausse une carte numéro 4, tous les autres joueurs qui possèdent également un 4 visible peuvent immédiatement s’en débarrasser aussi. Et ce principe fonctionne également avec certaines cartes à pouvoir. Oui oui on joue tous avec cette règle inventée au Uno non?
Résultat : une simple carte jouée peut provoquer une petite réaction en chaîne autour de la table.
Le jeu ne se limite pas à une simple gestion de mémoire. Certaines cartes apportent des effets spéciaux qui viennent chambouler l’ordre établi : regarder une carte adverse, échanger, agresser un adversaire en lui ajoutant une carte de la pioche …
Je dois avouer que j’étais assez étonné de m’amuser autant avec ce type de jeu. Sur le papier, on pourrait croire à un simple clone d’un système déjà vu. Mais le mélange mémoire + mécanique façon Skyjo + petits pouvoirs fonctionne vraiment bien.
La mémorisation devient rapidement essentielle pour tenter les fameux coups de Bloops : réussir à se débarrasser de deux cartes identiques au bon moment peut complètement changer la dynamique d’une manche.