Bug Run nous plonge dans un donjon aussi mignon que cruel, où l’on incarne des insectes rebelles bien décidés à fuir… quitte à marcher sur les pattes de leurs alliés
Dès les premiers tours, l’immersion fonctionne à fond : chaque étage du donjon est une étape de survie, entre boutiques pour s’équiper, cellules à explorer et gardes à affronter
L’univers est décalé, avec ces animaux adorables mais redoutables
Côté mécaniques, Bug Run mélange intelligemment gestion de points d’action, déplacements tactiques et combats aux dés
Optimiser son tour, prendre des risques, ou temporiser en laissant les autres joueurs se fatiguer à votre place.
Là où le jeu brille vraiment, c’est dans son semi-coopératif assumé, on a des objectifs communs, mais rien n’empêche de jouer perso, de former des alliances temporaires… ou de trahir au pire moment.
Aider un autre insecte peut être vital, mais le laisser tomber juste avant la récompense est souvent très tentant.
Chaque partie est rythmée par des retournements de situation, des décisions cornéliennes et de la chance au dés.
Bug Run réussit le pari d’être à la fois stratégique, interactif et très narratif, avec cette sensation permanente de “course vers la sortie”,
où la coopération n’est jamais acquise… et où survivre est déjà une victoire.