Vous pensiez qu’il ne restait plus que des toges immaculées et des bustes poussiéreux dans la Rome antique ? Erreur de débutant. Avec Cicéron, Ludistri met sur la table un vrai champ de bataille politique, où l’influence, les trahisons et les sénateurs s’entre-déchirent pour la gloire… et la place la plus confortable au Forum.
A chaque tour, vous devrez élire le Princeps, dévoiler l’accusation de Ciceron, effectuer vos actions et répondre au Triumvirat. Un jeu à la mécanique simple mais hautement stratégique.
En incarnant une grande famille de la Rome républicaine, ton but est simple : amasser un maximum de prestige et écraser la concurrence. Pour cela, il va falloir ruser avec les castes, profiter des guildes, recruter les bons sénateurs, et surtout esquiver la foudre de Cicéron — le grand homme veille contre la corruption, et sa vindicte est aussi fatale qu’une motion de censure !
Le plateau central magnifiquement illustré représente Rome et ses quartiers. Chaque action compte : pose tes serviteurs dans les quartiers, récolte de l’influence, joue ta main de cartes pour déchaîner les coups tordus. Mais attention, chaque tour s’achève par le paiement du tribut à Cicéron, puis par l’objectif militaire surprise imposé par le Triumvirat… Et si tu flanches, tu paies, et tu laisses filer les points.
Il faudra tenter des alliances qui bien souvent ne dureront pas. Chacun va essayer de tirer son épingle du jeu pour scorer un maximum et tenter de remporter la victoire! Pas de quartier chez les romains.
Les sensations de jeu sont intenses, tout est fait pour l’immersion : gestion fine des castes, course à l’influence et à la majorité, et surtout ambiance électrisante autour de la table. On discute, on grimace, on s’allie, on se poignarde, tout pour la Gloire de Rome !
Sous la mécanique, Cicéron cache un jeu de gestion et de diplomatie accessible, mais retors. Facile à expliquer, difficile à maîtriser, parfait pour les amateurs de véritables interactions et de stratégies à tiroirs. Les illustrations et le matériel plongent dans l’antiquité, et le thème pédagogique laisse une vraie trace. On se croit au Sénat, entre Oratores et Plébéiens. Un must pour qui veut allier histoire, calcul et grosse ambiance. Par contre à voir à la longue car le dernier tour de jeu semble un peu inutile mais nécessaire pour une partie complète.