Un mastodonte qui en met plein la vue et plein le cerveau.
Alors voilà, on a craqué pour Daitoshi. Faut dire que le mélange steampunk japonais avec des Yōkai, sur le papier, ça faisait rêver. Et honnêtement ? Le résultat est à la hauteur. Visuellement, c'est superbe. Les illustrations de Marina Vidal sont magnifiques et le matériel est vraiment premium. On en a pour son argent (et pour son lumbago vu le poids de la boîte).
Le concept est génial : on incarne un industriel qui doit développer son empire, sauf que chaque action qu'on fait énerve les esprits de la nature. Du coup, on passe notre temps à jongler entre « je veux progresser » et « les Yōkai vont me détruire si je continue ». C'est malin, original, et ça crée une vraie tension qu'on ne retrouve pas ailleurs.
Oui, c'est costaud. La première partie, on a passé du temps à apprivoiser les règles et l'iconographie est dense. Mais une fois qu'on a compris le système, tout s'enchaîne de manière fluide et les combos deviennent vraiment satisfaisants. Le mode solo est bien fichu pour s'entraîner, et entre joueurs expérimentés, c'est un vrai régal stratégique.
On met 4 étoiles parce qu'il manque juste un poil de lisibilité sur le plateau au départ et que les parties peuvent s'étirer avec des joueurs qui réfléchissent beaucoup. Mais franchement, pour les amateurs d'eurogames experts qui cherchent de la profondeur et de l'originalité, c'est un excellent investissement. On y revient régulièrement et on découvre encore des subtilités.
En résumé : Beau, profond, original et prenant. Un must pour les joueurs qui aiment quand ça chauffe sous le crâne.