Ink – L’art de l’encre en jeu de société
Ink est un jeu de placement de tuiles édité par Final Score et imaginé par Kasper Lapp. Derrière sa belle boîte – qui attire déjà l’œil – se cache une expérience de 1 à 4 joueurs inspirée de l’art moderne réalisé à l’encre de Chine.
Dès l’ouverture, on est séduit par le matériel : chaque joueur dispose de 25 petites bouteilles d’encre transparentes du plus bel effet. Les tuiles se dépunchent facilement, un sac en tissu permet de les tirer au hasard, et même des sachets zip sont fournis pour tout organiser. Seul bémol : l’insert, joli mais encombrant, qui complique le rangement.
La mise en place est rapide : les tuiles dans le sac, les bouteilles distribuées, les objectifs tirés… et c’est parti. Les règles, simples et courtes, se résument ainsi : les joueurs se déplacent sur une roue pour choisir des tuiles. Chaque tour complet entraîne une pénalité, incitant à optimiser ses choix. Les tuiles permettent de placer ses bouteilles et, parfois, d’activer des objectifs numérotés offrant des effets spéciaux. Le premier à poser toutes ses bouteilles déclenche la fin de partie.
Le jeu, testé auprès d’une dizaine de joueurs, a globalement séduit par son design et sa fluidité. Ceux appréciant la logique et l’optimisation y trouvent leur compte, tandis que les amateurs de jeux plus interactifs restent sur leur faim : Ink est davantage une course individuelle qu’un duel acharné.
Bonne surprise : un mode solo contre Sumi, l’adversaire virtuel, propose plusieurs niveaux de difficulté et renouvelle bien l’expérience.
En bref, Ink est un joli jeu, accessible et agréable à manipuler. Malgré un rangement peu pratique et une interaction limitée, il reste une belle découverte et une recommandation estivale pour qui aime les puzzles élégants et malins.