Maxou est notre comptable attitré, c'est lui qui compte les points en fin de partie. Un mec sur qui on peut compter.
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Metro Bingo, c'est le bon vieux loto version maline : on pioche une tuile, tout le monde note le numéro sur son plan de métro. Le but : essayer d'aligner les chiffres dans l'ordre croissant pour maximiser son score. Simple, rapide, personne n'attend son tour puisqu'on écrit tous en même temps.
Chez nous c'est devenu le jeu du midi du moment : une partie dure 15 minutes, pile le temps d'un sandwich. Les différents plans (droit, croisé, en boucle) donnent un peu de rejouabilité.
Un jeu tout simple, et nous creuse un petit peu la tête. Mission accomplie, on valide à fond !
Hot Streak, c’est une sorte d’OVNI absurde entre Athlete de Compète et Ready Set Bet.
On mise sur une ou plusieurs mascottes et on laisse la course se dérouler devant ses yeux.
Concrètement ^^ c'est une course façon PMU, avec une absurdité totalement assumée et un ton qui ne se prend jamais au sérieux.
Le principe est simple :
- On voit à l’avance les cartes qui vont tomber pour chaque mascotte en course (on sait déjà que l’homme hotdog va avancer de deux cases, se décaler à gauche, etc.)
- On parie sur nos champions.
- Puis chaque joueur ne va influencer la course avec une seule carte parmi les 18 jouées.
Et la course commence ! On regarde alors le chaos se dérouler en encourageant très fort son favori. Et honnêtement, c’est là que le jeu fonctionne le mieux : dans l’ambiance autour de la table.
Le matériel est superbe : c’est élégant, lisible, vraiment très réussi en production. Et le fait de pouvoir jouer jusqu’à huit joueurs en fait un excellent candidat pour les grandes tablées.
Mais mécaniquement, ça reste extrêmement léger et assez passif. Comme pour Flip 7, il faut presque un “animateur de soirée” autour de la table pour que le jeu décolle vraiment. Si les joueurs mettent de l’énergie, ça devient drôle et bruyant ; sinon, on peut vite avoir l’impression de simplement regarder une simulation de course.
Un jeu d’ambiance très joli, fun en groupe, mais qui repose davantage sur les joueurs que sur sa profondeur ludique.
La Traversée du désert est un excellent jeu de blocage signé Reiner Knizia. Avec seulement quelques règles très simples, on se retrouve pourtant face à un jeu d’une grande profondeur tactique, où chaque placement de chameau compte et où l’on passe son temps à lire le plateau pour anticiper les coups adverses.
C’est un vrai classique du jeu abstrait : tendu, élégant, et extrêmement interactif. Les parties sont rapides, fluides, et donnent systématiquement envie d’en refaire une.
Petit bémol toutefois : le jeu peut être difficile à lire pour les daltoniens à cause de la proximité des couleurs, ce qui peut gêner l’expérience. Le thème reste également assez abstrait, même s’il sert bien la mécanique.
Malgré cela, La Traversée du désert reste une valeur sûre du jeu de stratégie. Un indispensable pour les amateurs de jeux de blocage et de contrôle de territoire.
Un classique efficace, toujours aussi intelligent et agréable à jouer.
Trait Cool porte très bien son nom : c’est simple, malin, et surtout… vraiment très fun autour de la table.
Le principe repose sur une contrainte de dessin qui fait tout le sel du jeu : Dessinez votre mot en suivant les traits pré-inscrits sur votre feuilles.
Paradoxalement, cette contrainte rend le jeu encore plus accessible. Peu importe ton niveau en dessin : dans Trait Cool, tout le monde devient “mauvais dessinateur” à égalité. Et c’est précisément ce twist qui fonctionne à merveille. Sur ce point, Trait Cool réussit un vrai tour de force : transformer une activité souvent intimidante (le dessin) en moment social et décomplexé.
On rit énormément en découvrant les productions des autres joueurs. Entre interprétations douteuses et intentions ratées, les parties deviennent rapidement un moment de discussion permanente : “Mais si, là c’est une bouche… avec des dents !” “Ahahaha ! Non mais ça ne ressemble à rien ton truc !” Et c’est exactement ce genre d’échanges qui fait tout le plaisir du jeu.
Le jeu propose deux niveaux de difficulté, ce qui permet de renouveler l’expérience et d’adapter les parties selon le public. Les règles restent simples et accessibles, ce qui en fait un excellent jeu d’apéro ou de fin de soirée.
Sous son nom original Krakel Orakel, le jeu a d’ailleurs été nommé au Spiel des Jahres 2025, une reconnaissance qui souligne son efficacité en tant que jeu d’ambiance accessible et fédérateur.
À l’origine, le jeu est passé un peu sous les radars : il s’appelait Magical Athlete, de Takashi Ishida sorti en 2003. Cette réédition avec Richard Garfield aux manettes (le papa de Magic) fait plus que dépoussiérer : le jeu est plus fluide, mieux équilibré, et porté par une direction artistique vraiment superbe.
Le principe tient en dix secondes : on lance un dé, on avance, premier arrivé au bout gagne. Quatre courses, on cumule les points. Voilà pour la règle. Mais chaque coureur a un pouvoir complètement déjanté, avec 36 coureurs uniques à drafter, aucune course ne ressemble à la précédente.
Vous avez l’Imichateur, qui copie en permanence le pouvoir du joueur en tête. L’Hypnotiseur, qui peut carrément téléporter un adversaire sur sa case au début de son tour. Le Gros Bébé, dont la figurine est à elle seule un argument d'achat. C'est absurde, c'est jouissif, ça se chamaille autour de la table — exactement comme vous l'espériez.
Côté sensations, il faut être honnête : le jeu reste assez passif. On a finalement peu de vrais choix pendant la course. Mais c’est aussi ce qui fait son charme : c’est chaotique, drôle et léger. A mon avis, le rythme est le seul vrai point d'attention. Quatre courses, ça peut traîner si personne ne tient la cadence. Il faut quelqu'un autour de la table qui assume le rôle de meneur de jeu officieux — "tu joues, tu avances, au suivant" — pour que l'énergie soit bien présente — un peu comme pour Flip 7.
Tout le monde peut y jouer. Vraiment. Votre belle-mère, vos neveux de 8 ans, vos potes qui ne jouent qu'à Catan. Et même le joueur aguerri qui a besoin de décompresser après trois heures de Brass. C'est le genre de boîte qu'on adore en fin de soirée - Ici on embrasse le chaos !