A l’origine, les Sentiers de l’Imaginaire (SdI pour les intimes) est un site créé par une poignée de vieux rôlistes désireux de partager leur passion commune pour le jeu (qu’il soit de rôle ou de plateau) et la bande-dessinée, avec quelques timides incursions dans le romans et le cinéma… C’est depuis devenu une auberge espagnole coopérative où l’on trouve chroniques, articles et interviews…
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Le Tournoi des Quatre Sorciers
Dans Spellbook, les joueurs incarnent des magiciens qui vont s’affronter, armés de leur grimoire et aidés de leur familier, durant les quelques jours que durent le Grand Rite Annuel…
Avec SpellBook, Phil Walker-Harding, co-auteur de la série des excellents Adventure Games, signe un jeu très accessible mais offrant de savoureux choix tactiques…
Chaque tour de jeu se décompose en trois phases offrant chacune deux options. A l’instar d’un Splendor, le jeu démarre lentement pour s’emballer façon sprint final lorsque la partie touche à son terme… La combinaison des sorts assure un excellent renouvellement des parties et sa thématique accrocheuse le destine à un large public…
Avec ses interactions à fleuret moucheté, un matériel superbe rehaussé par les magnifiques illustrations de Cyrille Bertin SpellBook a tout pour devenir un classique du jeu familial… C’est tout le mal qu’on lui souhaite…
la chronique compète : http://sdimag.fr/index.php?rub=0&art=Affiche_Fiche&&aff_param=2&ID=6928#5223
Usons les pavés !
Dans On ne lâche rien !, les joueurs vont s’efforcer de tirer les marrons du feu lors d’une manif particulièrement animées où se mêlent dans une joyeuse pagaille manifestants, force de l’ordre et politiques…
Porté par l’irrésistible et expressif dessin d’Allan Barte, ce jeu apéro de Luc De Bois et Adrien Fulda immerge les joueurs au cœur d’une manif pour le moins animée…
A son tour, on dévoile rapidement une carte sur l’une des trois piles du jeu et on tape sur l’une ou l’autre carte si une combinaison ou une carte spéciale est dévoilée… Simple, drôle et efficace, On ne lâche rien ! s’avère tendu et follement addictif, en plus de sa dimension militante et ce dès son titre qui évoque une chanson évidemment engagée d’HK & les Saltimbanques devenu un chant incontournable des manifs…
Bref, usons les pavés, cela finira par payer !
la chronique complète : http://sdimag.fr/index.php?rub=0&art=Affiche_Fiche&&aff_param=2&ID=6954#5210
La ville qui n'existait pas (encore)
Dans Suburbia, les joueurs vont développer leur ville, construisant des zones résidentielles, des commerces, des bâtiments administratifs ou industriels pour en faire la plus attractive des métropoles.
Réédité dix ans après sa localisation par Ytari, Suburbia n’a pas pris une ride… Il faut dire que la mécanique fluide et abordable masque un jeu d’une grande richesse et d’une grande profondeur…
Pour l’occasion, le matériel a été retouché : des plateaux plus élégants, des tuiles Bâtiment plus grandes et une iconographie revue et corrigée et vous obtenez un jeu bien plus lisible que ne l’était sa première mouture… On ne peut que s’en réjouir !
Avec ses interactions à fleuret mouchetés, les possibilités vertigineuses de développement, les choix cornéliens de sélection et de pose de tuiles, les jauges de Réputation et de Revenus, les objectifs communs ou secrets, la sélection aléatoire de tuiles utilisées rendent ce jeu aussi captivant qu’exigeant et chaque partie unique…
la chronique complète : http://sdimag.fr/index.php?rub=0&art=Affiche_Fiche&&aff_param=2&ID=6850#5191
Dans Red Mask, les joueurs incarnent Don Emilio de la Fuente, un jeune aristocrate idéaliste le jour qui la nuit revêt la panoplie du fils caché de Zorro et du Petit Chaperon Rouge… Ils vont avoir fort à faire pour innocenter son serviteur et néanmoins ami…
Le scénario d’Arnoldo El Danio s’inscrit dans la plus pure tradition des aventures romanesques né sous la plume de Johnston McCulley en 1919 (voilà qui ne nous rajeunit guère) qui fit l’objet de nombreuses adaptations cinématographiques et télévisuelles… Les différentes énigmes qui s’offriront aux joueurs durant leur périples sont plutôt bien calibrées et certaines leur donneront bien du fil à retordre, justifiant clairement le niveau 3 de difficulté ! L’ensemble s’avère néanmoins fluide et cohérent et leur enchaînement impulse un rythme soutenu à cette aventure de cape et d’épée qui tiendra les joueurs en haleine et mettra leurs neurones à rude épreuve… La thématique s’avère quant à elle bien exploitée, certaines séquences fonctionnant comme une madeleine de Proust (Zorro, un mur, Tornado, la solution s’impose d’elle-même !)…
Le dessin de Neriac est comme de coutume au top, soulignant l’ambiance romanesque et aventureuse de l’histoire… Pour le coup, on a un peu planté le scénario niveau timing, faute d’avoir compris suffisamment tôt que… non, vous verrez par vous-même …
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Dans Meurtre à Birmingham, les joueurs vont incarner David Stevenson, membre du célèbre gang des Blus Birds Riffles, reconnaissable à leur magnifique chapeau qui n’est pas sans évoquer celui de Thomas Shelby dans la célèbre et fabuleuse série de Steven Knight… Ceci n’est clairement pas un hasard ! Dans ce polar (car s’en est un !) signé Mathieu Casnin (mais pourquoi est-ce écrit si petit sur la boîte, snif), les joueurs vont devoir enquêter sur la mort de David Rick qui vient d’être lâchement assassiné…
Le scénario s’avère être fluide et intelligent et les énigmes, savamment dosées, sont conçues de telle façon qu’on est immergé dans l’enquête par le truchement de trouvailles toutes plus ingénieuses les unes que les autres… Il y a une réelle dynamique dans la progression de l’enquête et les joueurs ont vraiment l’impression d’être partie prenante de l’histoire… Une réelle réussite ludique et narrative… Le travail graphique de Cyrille Bertin accentue avec art l’immersion dans l’Irlande des Peaky Blinders… Un gros coup de cœur de par chez nous…
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