Les jeux de société qui se vendent le mieux sont-ils forcément les meilleurs ? En toute logique, ça devrait être le cas. Pour en avoir le coeur net, nous avons posé la question sur Facebook, le débat a été passionnant et la réponse mérite quelques nuances. Voici ce qu’il fallait retenir !
Selon les joueurs ayant participé au débat, il n’y a pas forcément de lien entre le fait qu’un jeu se vende beaucoup et sa qualité intrinsèque. Pour illustrer cette idée principale, quelques exemples sont souvent cités, comme le Monopoly, classique parmi les classiques, qui figure encore dans le top des ventes en France plus de 90 ans après sa création, Skyjo, la star des jeux de cartes depuis 2015, et Flip 7, la dernière sensation des jeux d’ambiance. Trois jeux extrêmement populaires, mais dont la communauté des joueurs ne partage pas forcément les goûts.
Pour beaucoup de joueurs qui se sont exprimés, les ventes s’expliquent souvent par des artifices tels que la publicité, les contenus créés par les influenceurs, les réseaux sociaux ou encore la communication des éditeurs, qui cherchent à créer de toutes pièces des phénomènes de hype susceptibles de propulser fortement un jeu, parfois moyen, en tête des ventes. Certains regrettent ainsi le temps où un jeu bâtissait sa réputation progressivement, grâce au bouche-à-oreille, fondé avant tout sur ses qualités ludiques.
Malgré les arguments des uns et des autres, il ressort qu’il n’existe pas de « bon jeu » universel. La notion de « bon jeu » est avant tout subjective et dépend des goûts, des attentes, de l’expérience recherchée et du public auquel le jeu s’adresse. Un jeu peut ainsi être excellent pour certains et totalement dépourvu d’intérêt pour d’autres.
Si le nombre de ventes peut constituer un indicateur de la qualité d’un jeu (ou du moins témoigner de sa capacité à trouver son public), il est important de souligner que de nombreux jeux appréciés des joueurs passionnés restent peu connus ou se vendent moins, malgré une qualité largement reconnue. C’est notamment le cas de certains jeux experts, considérés comme des références du segment, mais plus complexes, plus exigeants en temps et souvent moins bien mis en avant sur le plan commercial.
Plusieurs commentaires avancent l’idée qu’il faudrait davantage tenir compte des ventes d’un jeu sur le long terme que des succès commerciaux liés à une hype passagère, qui retombent rapidement après sa sortie. Dans cette logique, les jeux qui continuent à se vendre, à être joués et à être recommandés plusieurs années après leur lancement témoigneraient d’une popularité durable, qui pourrait être interprétée comme un indicateur de qualité.
À la question « Le nombre de ventes est-il synonyme de bon jeu ? », la réponse est non, pas toujours. La qualité d’un jeu n’a rien d’universel et repose sur plusieurs facteurs, notamment les goûts et les attentes de chacun. Certains jeux se vendent très bien sans être pour autant des chefs-d’œuvre, tandis que d’autres sont reconnus pour leurs qualités ludiques sans devenir des best-sellers. Malgré tout, le succès commercial n’est pas complètement à écarter, notamment lorsqu’il s’inscrit dans la durée et témoigne d’une popularité durable auprès des joueurs.