VROOM ne plaira pas à tout le monde. Certains joueurs vont s’ennuyer et d’autres vont s’extasier devant une idée minimaliste et brillante. Le risque est que le concept reste à l’état de concept, que les joueurs parlent aux joueurs (avec un certain snobisme), et que l’expérience ne provoque pas les émotions voulues. Pour autant, VROOM propose quelque chose de véritablement rafraîchissant et innovant. Son matériel, notamment les voitures en bois, se révèle très attrayant. Le fait de jouer directement sur une table et d’utiliser les objets du quotidien pour former un espace de jeu est également une chouette idée. Je suis, c’est vrai, moins convaincue par certains événements ou variantes, qui n’apportent pas toujours de richesse supplémentaire aux parties. Mais ces éléments évitent indiscutablement que le jeu ne s’essouffle trop vite. L’édition est, quant à elle, parfaite et la boîte inclut même les autocollants pour suivre les défis accomplis. L’ambiance très « seventies » des illustrations fonctionne parfaitement avec les voitures en bois. Non, vraiment, VROOM, c’est bien, mais pas trop souvent !