Explore all our board games! Right here
Bon, cela va être difficile de produire une critique objective, mesurée et distante de ce supplément. En ouvrant le livre, à la quatrième page, on tombe sur un poème de Clark Ashton Smith, l'un de mes auteurs de cœur (Averoigne et tout ça). Donc, grand fan de Ashton Smith et de Barbarians of Lemuria, cet ouvrage risquait fort de me conquérir.
Bon, ne perdons pas de temps, les Chroniques Lémuriennes continuent de nous offrir des suppléments d'une qualité sidérante. Tout est bien. Les dessins de Roudier sont fabuleux, la mise en page est claire, les ajouts de background continuent l'exploration des cités et régions de Lémurie et la campagne est très réussie. Un parangon de Sword & Sorcery, beaucoup plus intelligent que bien des jeux qui se prennent plus au sérieux.
Les gars de Ludospherik sont quand même des sorciers : avec Barbarians of Lemuria et uniquement avec leur talent comme épée et leur plume comme sortilège, ils ont produit le jeu de Sword & Sorcery auxquels tous les autres seront maintenant comparés.
Arkham pour l'Appel de Cthulhu marque le retour de la célèbre série de suppléments consacrés à la Vallée Miskatonic dans un format étendu, modernisé et embelli. Comme souvent avec la gamme de la 7ème édition de l'Appel de Cthulhu, c'est une réussite exemplaire. Le livre est d'une densité vertigineuse, avec une foule de lieux, de pnj et de pistes d'intrigues qui laisseront le Gardien des Arcanes quelque peu sidéré. C'est d'ailleurs autant un who's who ou un atlas de la ville qu'un supplément de jeu de rôle et il sera facilement utilisable dans les autres jeux à thématique lovecraftienne. La maquette est claire, les illustrations dans l'ensemble très réussie et Arkham donne une furieuse envie d'en arpenter les rues.
Ne manque qu'un scénario, mais cette omission est largement compensée par l'arrivée de l'Ordre de la Pierre, une mini campagne exploitant le cadre de jeu présenté dans cet ouvrage. Si vous êtes un Gardien créatif et ne souhaitez acheter qu'un supplément de la gamme, c'est sur celui-ci que vous devriez jeter votre dévolu.
Je vous laisse là, le bus va partir, et le prochain arrêt est un petit village de pêcheur du nom d'Innsmouth...
Metro Bingo, c'est le bon vieux loto version maline : on pioche une tuile, tout le monde note le numéro sur son plan de métro. Le but : essayer d'aligner les chiffres dans l'ordre croissant pour maximiser son score. Simple, rapide, personne n'attend son tour puisqu'on écrit tous en même temps.
Chez nous c'est devenu le jeu du midi du moment : une partie dure 15 minutes, pile le temps d'un sandwich. Les différents plans (droit, croisé, en boucle) donnent un peu de rejouabilité.
Un jeu tout simple, et nous creuse un petit peu la tête. Mission accomplie, on valide à fond !
Odyssey - Alice & Co propose une expérience sympathique et calme avec les enfants : on lit un court conte puis, avec les tuiles associées à ce conte, on tente de recomposer l'histoire petit à petit. La mécanique est simple et légère, on observe la dernière tuile posée, on y cherche un indice ou un élément logique permettant de trouver la suivante. La mémoire des enfants est également sollicitée, puisqu'il s'agit de recomposer l'histoire dans l'ordre chronologique. Au fur et à mesure, les contes deviennent plus longs, plus fournis en détails et les tuiles associées sont plus nombreuses. Une fois toutes les tuiles posées, on obtient un joli puzzle qui raconte l'histoire en images !
Une façon sympathique de (re)découvrir des contes, de passer un moment zen avec les enfants autour d'une activité qui mêle narration et observation. On n'y jouera probablement qu'une fois, mais l'expérience est douce et agréable ! Je pense que les 2 ou 3 premiers contes sont accessibles aux enfants dès 4 ans, la difficulté étant davantage liée à la capacité de concentration de l'enfant qu'au jeu lui-même. Les 3 contes suivants sont un peu plus corsés car plus longs et avec de petits pièges.
Quelle magnifique histoire. J’ai adoré ce scénario qui m’a vraiment touchée, on s’est laissé porter par la musique, les illustrations, et les énigmes qui ont parfaitement déroulé.
Merci pour cette expérience poétique pleine d’amour :) je vais garder en mémoire Le chant des Embruns pendant longtemps !
Le scénario sort des schémas classiques très mécaniques et vifs, le thème est parfaitement respecté, doux et émouvant.
Oyez matelots, prêt à embarquer pour une aventure délirante ?
Alors tous à bord et accrochez-vous à vos futals !
Bienvenue dans les Caraïbes Obscures, une version tordue, sombre et dystopique de la région historique ayant été le théâtre de l'âge d'or des pirates.
Ici, les squelettes naviguent sur des navires fait d'ossements, aux voiles de chair et les profonds surgissent des flots pour aborder votre navire depuis des cités sous-marines antédiluviennes.
Pour simplifier, prenez Pirates des Caraïbes, ajoutez-lui une bonne dose d'horreur Lovecraftienne, l'humour noir d'Evil Dead et le style punk crasseux de Trainspotting.
Oui, ça peut demander un certain grand écart cinématographique, mais je vous assure que ça marche !
L'univers de Pirate Borg se veut désespéré, face à une menace surnaturelle omniprésente (Oui, parce qu'en plus des squelettes et des profonds, y'a aussi des zombies, un Kraken et autres horreurs maritimes.), vos pirates devront trimer dur et affronter maints dangers avant d'arriver à se faire un nom dans ces eaux hostiles.
Et d'ailleurs il n'est pas vraiment certain que votre pirate survive assez longtemps pour se faire un nom. En effet, dans Pirate Borg, la création de personnage se fait au hasard de vos jets de dés, que ce soit la classe, les valeurs de caractéristiques, votre équipement ou bien même un détail qui distingue votre flibustier. Bien entendu, il sera également possible de choisir plus classiquement parmi les résultats proposés (mais c’est quand même plus drôle de laisser le hasard faire). Et qui dit jet de dé, dit aléatoire. Aussi ne soyez pas surpris de voir votre personnage démarrer avec 1 point de vie, un couteau à beurre et un problème d’alcoolisme. (Je vous dirais bien que ça va bien se passer, mais bon, ce ne serait pas très honnête.)
Je suis bien placé pour savoir que le hasard peut-être sacrément vache et le jeu se veut sans pitié. Du coup se faire trucider son perso au premier coup d’épée pourrait être un peu frustrant, si la création de personnage n’était pas aussi rapide. En quelques minutes seulement vous pourrez rejoindre la partie avec un nouveau forban, tout beau, tout fringuant et avec un peu plus de points de vie, on l’espère pour vous. Qui sait qui vous incarnerez ? Une Brute sanguinaire armée d'une ancre de bateau, un cultiste dérangé vénérant un dieu marin, ou encore une âme maudite bloquée dans le corps d'un poulet (Oui, c'est un vrai option de personnage)?
Pirate Borg est pensé comme un vaste bac à sable, rempli de point d’intérêts qui seront le théâtre de vos aventures. Le jeu fait la part belle à l’improvisation pour le MJ, et c’est peut-être la seule chose qu’on puisse lui reprocher. Le maître de jeu se retrouvera souvent à devoir broder pour créer son aventure, ici vous ne serez pas tenu par la main, ce qui peut malheureusement refroidir quelques joueurs débutants qui pourraient se sentir plus à l’aise avec un cadre plus rigide.
Malgré cela, le jeu vous accompagne dans votre processus de création en fournissant une pléthore de tables aléatoires pour créer vos rencontres, vos ennemis, vos personnages non-joueurs ou même vos aventures tout entières.
Et parlons-en des tables ! Elles sont clairement l’un des points fort du jeu. Fournies, fun et variées elles permettent de configurer une partie en un temps record, en décidant aussi bien le but de l’aventure que le butin qui pourra être récupéré et même les motivations éventuelles des antagonistes qui la parsèmeront.
L’autre point fort évident, c’est l’esthétique du livre. Chaque page est un régal pour les yeux, l’inspiration résolument punk transpire dans chaque illustration, donnant une maquette déjantée et super fun à lire. Les descriptions sont courtes, efficaces et souvent teintées d’humour, l’explication du contexte va droit au but et vous laisse vous faire votre propre idée à partir de quelques éléments. Il y a une vraie volonté de vous laisser vous approprier l’univers.
Complétez tout cela par des règles simples et accessibles à tous (y compris pour les batailles navales) et vous avez un super jeu de rôle, fun, rapide et plein d’action!
En bref, Pirate Borg c’est définitivement mon coup de cœur du moment, tombé raide dingue de l’univers et des illustrations, j’ai été très agréablement surpris de voir qu’il était, en plus, très accessible.
Clairement un indispensable pour tous les rôlistes qui aiment les histoires de pirates maudits et de monstres marins!