Un 4X est un jeu de stratégie épique dans lequel on fait évoluer une civilisation sur la durée. Derrière ce nom un peu énigmatique se cachent quatre grandes actions : eXploration (découvrir la carte), eXpansion (conquérir de nouveaux territoires), eXploitation (gérer et optimiser ses ressources) et eXtermination (vaincre les autres joueurs). Des jeux intenses et profonds, à sortir quand on a du temps devant soi et l’envie de bâtir son empire de A à Z.
Exemple : Twilight Imperium
> Découvrir notre sélection de jeux 4X
Dans un jeu abstrait, le thème s’efface pour laisser toute la place à la logique pure. Tout se joue sur les règles et la capacité à anticiper les coups adverses. Sans hasard, ces jeux offrent une profondeur qui se révèle au fil des parties. Si les échecs ou le go sont de grands classiques du genre, des titres modernes y apportent aujourd’hui une touche esthétique superbe.
Dans une partie de jeu à actions simultanées, finie l’attente avant de rejouer. Tous les joueurs prennent leurs décisions secrètement puis les révèlent en même temps. Ce système, qui s’oppose au tour par tour classique, élimine les temps morts et instaure une tension bienvenue. Ici, il faut deviner l’intention des autres avant qu’il ne soit trop tard, ce qui crée un maximum de suspense.
Exemples : 7 Wonders, Sushi Go !
> Découvrir notre sélection de jeux à actions simultanées
Les jeux d’adresse ou de dextérité mettent les mains à l’épreuve plutôt que les méninges. Ils sollicitent la coordination œil-main, l’équilibre ou la précision chirurgicale du geste. Qu’il s’agisse de propulser un pion avec une pichenette, d’empiler des éléments improbables ou d’extraire une pièce avec délicatesse, le plaisir est immédiat et souvent générateur de rires (ou de cris de frustration).
Exemples : Nekojima, Kluster
> Découvrir notre sélection de jeux d'adresse et de dextérité
Dans un jeu d’affrontement, on s’attaque, on bloque et on se répond coup pour coup. Pour l’emporter, il ne suffit pas de bien gérer son propre jeu, il faut aussi saboter les plans adverses. C’est un genre ludique qui garantit une interaction forte et des rebondissements jusqu’à la dernière seconde.
Exemples : Small World, Cyclades
> Découvrir notre sélection de jeux d'affrontement
Un jeu d’ambiance (ou party game) a pour mission première de briser la glace et de réunir un maximum de monde autour d’une règle apprise en trente secondes. La plupart du temps fondés sur la rapidité, le mime ou l’humour, ces titres ont l’avantage de pouvoir réunir un grand nombre de joueurs. Ils privilégient en effet l’interaction et l’énergie collective au calcul complexe. Ce sont les rois de l’apéritif, où le score final a au bout du compte moins d’importance que les souvenirs créés ensemble.
Exemples : Just One, Perudo
> Découvrir notre sélection de jeux d'ambiance
L’ameritrash, contraction de « american trash », désigne des jeux où l’univers (zombies, SF, fantasy, horreur) et les sensations priment sur tout le reste. On y trouve de grosses boîtes bien remplies de figurines, de combats épiques et de nombreux scénarios à rebondissements. Ici, le hasard est assumé : il sert à créer des moments mémorables et spectaculaires.
L’analysis paralysis décrit une situation que beaucoup de joueurs connaissent bien : l’effet « cerveau qui fume ». Face à trop d’options, un participant analyse chaque possibilité au point de ne plus pouvoir trancher. Résultat : le tour s’éternise et le rythme de la partie retombe. On croise ce cas de figure dans des jeux experts très ouverts, où chaque décision entraîne de lourdes conséquences.
L’As d’Or est un prix de référence en France, décerné chaque année lors du Festival International des Jeux de Cannes (FIJ). Un jury de professionnels récompense les meilleurs titres dans quatre catégories (Enfant, Initié, Expert et Tout Public). Pour les auteurs, c’est une reconnaissance majeure et, pour les joueurs, un excellent indicateur pour repérer les pépites de l’année.
Exemples de lauréats : Dragomino (2021 - catégorie Enfant), Living Forest (2022 - catégorie Initié), Terraforming Mars (2018 - catégorie Expert)
> Voir tous les jeux récompensés à l'As d'Or depuis 1988
Les jeux d’association d’images ou d’idées demandent aux participants de relier une illustration, un mot ou un concept à une pensée précise, puis de le faire deviner aux autres. L’enjeu ? Être assez subtil pour ne pas être trop évident, mais assez clair pour être compris. Nul besoin de télépathie ici, mais plutôt d’écoute, de complicité et d’attention aux détails.
Exemples : Dixit, Concept
> Découvrir notre sélection de jeux d'association d'images ou d'idées
Dans un jeu asymétrique, les participants ne luttent pas avec les mêmes armes ni les mêmes objectifs. Chaque joueur dispose de ses propres capacités, de matériel dédié, voire d’une condition de victoire unique. Cette rupture d’équilibre volontaire offre une grande profondeur de jeu : on apprend à maîtriser une faction spécifique tout en essayant de déchiffrer les leviers secrets des adversaires.
Exemples : Root, Not Alone
> Découvrir notre sélection de jeux asymétriques
Les jeux d’atouts accordent à certaines cartes une puissance supérieure aux autres, parfois dès le départ, ou plus tard, en cours de partie. Peu importe leur valeur habituelle : si elles sont de la bonne couleur ou de la bonne catégorie, elles prennent le dessus. Savoir quand les sortir, les garder en réserve ou forcer l’adversaire à abattre les siens apporte à chaque session une dimension tactique immédiate et ultra-dynamique. Un principe simple à comprendre, que l’on retrouve aussi bien dans des jeux traditionnels comme le tarot ou la belote que dans des titres plus modernes.
Exemples : The Crew, Cat in the Box
L’auteur, aussi appelé game designer, est le cerveau qui imagine un jeu dans toutes ses dimensions. Véritable architecte, il conçoit les règles, les rouages et la façon dont le matériel interagit. Son rôle est d’équilibrer l’expérience pour qu’elle soit fluide, surprenante et cohérente. Si l’illustrateur fournit un visage au jeu, l’auteur lui donne son âme.
Un auto-battler est un style de jeu où les combats se déroulent automatiquement. L’essentiel se construit avant l’action : on recrute ses unités, on optimise leurs synergies et on les place sur le terrain. Une fois l’affrontement lancé, on regarde le résultat en croisant les doigts. Tout se joue donc sur la préparation et l’anticipation tactique.
Exemples : Tag Team, Challengers
Aucun chemin tracé d’avance : dans un jeu de type bac à sable (Sandbox), les joueurs disposent d’une grande liberté, dans un cadre de règles qui laisse la place à l’improvisation. Sans itinéraire fléché ni scénario prédéfini, chacun construit sa propre aventure. On explore, on teste et on se balade selon ses envies. C’est le genre idéal pour les esprits créatifs, même s’il peut dérouter ceux qui aiment être guidés.
Exemples : Western Legends, Skull Tales : Toutes Voiles Dehors !
Variante du deckbuilding, le bagbuilding remplace les cartes par des jetons que l’on pioche dans un sac. Son contenu évolue donc tour après tour, en fonction des choix effectués. Chaque ajout ou retrait modifie les probabilités et oblige à anticiper, en jonglant entre prise de risque et recherche de points de victoire. Un savant mélange de contrôle et de frisson à chaque fois que l’on plonge la main dans le sac.
Exemples : Les Charlatans de Belcastel, Orléans
> Découvrir notre sélection de jeux de bagbuilding
BGA est l’abréviation de Board Game Arena (« arène de jeux de société »), la plus grande plateforme de jeux de société en ligne. Elle donne accès à plus de 900 titres directement depuis un navigateur web, en temps réel ou en différé, contre des amis ou des inconnus. Acquis par Asmodee en 2021, BGA sert généralement à découvrir des nouveautés, à s’entraîner ou à continuer à s’amuser à distance.
> Lire notre interview du fondateur de BGA
BGG est l’acronyme de BoardGameGeek (« fan de jeux de société »), une base de données américaine de référence regroupant plus de 150 000 fiches incluant jeux, extensions et rééditions. C’est la bible des passionnés pour consulter les classements mondiaux, lire des avis d’experts ou trouver des aides de jeu partagées par la communauté.
> Découvrir l'histoire de Board Game Geek
La mécanique de blocage permet d’occuper un emplacement ou une ressource dans le seul but d’en priver un adversaire. Plus que d’avancer ses propres pions, il s’agit de couper l’herbe sous le pied des autres pour faire dérailler leurs plans. De quoi pimenter les parties et rappeler que, parfois, gêner son concurrent s’avère plus payant que progresser.
Exemples : Quoridor, Blokus
> Découvrir notre sélection des jeux de blocage
Un jeu de bluff s’appuie sur l’art de semer le doute chez ses adversaires. On masque ses intentions, on simule la force ou la faiblesse pour induire l’autre en erreur, en misant sur une poker face plus ou moins maîtrisée. Dans ces jeux, l’observation des concurrents compte autant, sinon plus, que les cartes que l’on a en main.
Exemples : Citadelles, Skull
> Découvrir notre sélection des jeux de bluff
Un booster représente un petit paquet de cartes scellé au contenu aléatoire, emblématique des jeux de cartes à collectionner. Ouvrir un booster, c’est s’offrir un moment de suspense : on espère toujours y débusquer la perle rare qui viendra dynamiser son deck.
Une campagne correspond à une série de parties liées entre elles, jouées dans un ordre précis, où les succès (et les échecs) influencent la suite de l’aventure. Selon les titres, cette évolution peut prendre plusieurs formes. On parle de campagne narrative, lorsque l’histoire se développe d’une séance à l’autre, de campagne évolutive quand le contenu ou les règles se transforment progressivement, ou encore de campagne Legacy si les changements sont permanents.
Les jeux de collection proposent une mécanique claire et addictive : accumuler des séries d’objets (cartes, jetons, tuiles) pour maximiser ses points de victoire et déclencher des effets. Le dilemme est constant : quoi garder et quoi sacrifier ? Pourquoi compléter une collection plutôt qu’une autre ? Des règles simples à prendre en main, et un scoring parfois ultra serré.
Exemples : Les Aventuriers du Rail, Double Seven
> Découvrir notre sélection de jeux de collection
Les jeux de combinaison fonctionnent par enchaînements d’effets qui se déclenchent les uns après les autres. Une carte, une tuile, un score aux dés, ou un pouvoir peuvent créer en quelques secondes une réaction en chaîne jubilatoire. Rien n’est plus gratifiant que de voir son jeu s’articuler parfaitement pour produire un résultat spectaculaire.
Exemples : Mystic Vale, Splendor
La règle numéro un d’un jeu à communication limitée est simple : le silence est d’or. Les échanges sont encadrés par des principes précis : gestes imposés, mots-clés interdits ou informations partielles. Cette contrainte transforme chaque regard en indice et chaque non-dit en stratégie, provoquant par moments des quiproquos mémorables.
Exemples : The Mind, Magic Maze
> Découvrir nos jeux à communication limitée
Lors d’une partie de jeu compétitif, chaque participant lutte pour sa propre victoire. Dans cette catégorie très répandue, les choix individuels, la prise de risque et l’anticipation des coups adverses sont les clés du succès. Que ce soit par une course aux points ou par l’élimination directe, la rivalité et l’opportunisme structurent la partie jusqu’à couronner l’unique vainqueur autour de la table.
Exemples : Jaipur, Terraforming Mars
La construction de tableaux consiste à développer, devant soi, un ensemble de cartes ou de tuiles qui interagissent entre elles. Le jeu devient de plus en plus puissant à mesure qu’on y ajoute des éléments, transformant les petites actions de départ en véritables usines à points.
On parle de jeu de contrôle de zone ou de territoire lorsque les joueurs cherchent à occuper ou influencer différentes régions du plateau afin d’en tirer des bénéfices stratégiques. Plus on domine de sites, plus on récolte de bonus ou de points de victoire. Cela donne lieu à des campagnes de conquête constantes, riches en confrontations.
Exemple : Scythe
> Découvrir notre sélection de jeux de contrôle de territoire
Dans un jeu coopératif (ou co-op pour les intimes), on est tous ensemble contre le jeu. Les joueurs partagent une mission commune et gagnent (ou perdent) collectivement. La communication et l’entraide sont les seules clés pour surmonter les défis proposés.
Exemples : Pandemic, Trait Cool
> Découvrir notre sélection de jeux coopératifs
Un jeu coopétitif, aussi appelé semi-coopératif, est un mélange subtil de coopération et de compétition. Les joueurs doivent collaborer durant des phases clés pour faire avancer le jeu ou éviter une défaite collective (comme une invasion ou une catastrophe), tout en gardant secrets leurs objectifs personnels. Autrement dit, tout le monde a intérêt à s’entraider, mais on n’oublie jamais que la victoire finale est individuelle.
Exemples : Nemesis, Galerapagos
La courbe d’apprentissage mesure la progression d’un joueur. Un jeu à la courbe douce se prend en main rapidement, tandis qu’un titre plus exigeant nécessite plusieurs parties pour en maîtriser toute la profondeur.
La finalité d’un jeu de course ou de parcours est de franchir la ligne d’arrivée avant ses adversaires. Mais attention, la route est parsemée d’obstacles et de détours. Il faut savoir quand accélérer et quand temporiser pour ne pas s’essouffler avant la fin. Un style de jeu grisant, qui oblige à ne surtout pas confondre vitesse et précipitation.
Exemples : Flamme Rouge, Heat
> Découvrir notre sélection de jeux de course ou de parcours
Un jeu basé sur la créativité invite les participants à imaginer, interpréter ou produire quelque chose de personnel. Cela peut passer par le dessin, l’invention d’une histoire, l’association d’idées ou la compréhension d’images, sans qu’il existe une seule bonne solution. Ces jeux valorisent l’expression et l’improvisation dans une ambiance généralement décontractée.
Exemples : Imagine, Story Cubes
> Découvrir notre sélection de jeux de créativité
Le crowdfunding désigne un mode de financement qui permet à un projet de voir le jour grâce au soutien direct des joueurs. En participant à une campagne (sur Kickstarter par exemple), chacun contribue au développement du jeu, en amont de sa sortie. Dans le jeu de société, ce modèle sert autant à lancer de nouvelles idées qu’à tester l’intérêt du public. En échange de son aide, le contributeur reçoit souvent le jeu avec des bonus ou des goodies exclusifs.
Les jeux de culture générale font appel aux connaissances des joueurs sur des sujets très variés comme l’histoire, la géographie, les sciences, les arts, le sport ou l’actualité. Habituellement présentés sous forme de quiz, ils enchaînent les questions, tantôt sérieuses, tantôt insolites, et donnent lieu à des échanges animés autour de la table. L’objectif ne se limite pas à trouver la bonne réponse : on y apprend aussi des anecdotes étonnantes tout en passant un moment agréable.
Exemples : TTMC - Tu Te Mets Combien ?, Smart 10
> Découvrir notre sélection de jeux de culture générale
La lettre « D » suivie d’un nombre renvoie à la quantité de faces d’un dé. Si le D6 (cube à 6 faces) est le roi des tables, le D4 (pyramide), le D10 ou le D20 sont les piliers du jeu de rôle. Le D100, lui, se joue la plupart du temps avec deux dés à 10 faces (un pour les dizaines, l’autre pour les unités). Ces dés servent à introduire une part d’aléatoire, gérer des probabilités ou résoudre des actions. Il arrive qu’on utilise une tour à dés pour garantir des lancers équitables.
Le deck qualifie l’ensemble des cartes utilisées par un joueur au cours d’une partie. Il peut être identique pour tous au départ, ou être entièrement personnalisé (deckbuilding). C’est une « boîte à outils » qui accompagne les joueurs jusqu’à la victoire (ou la défaite !). La composition de ce paquet peut influencer à chaque instant le déroulement du jeu : plus il est cohérent, plus les actions s’enchaînent efficacement. Construire, affiner ou adapter son deck devient alors un vrai levier stratégique.
Le deckbuilding est une mécanique où les joueurs construisent ou améliorent leur deck tout au long de la partie. On commence généralement avec un jeu de cartes simple, que l’on enrichit progressivement en ajoutant de nouveaux éléments depuis une pioche, et en éliminant ceux devenus moins utiles pour affiner son jeu.
Exemples : Dominion, Ascension
> Découvrir notre sélection de jeux de deckbuilding
Dans un jeu de déduction, on s’appuie sur l’analyse d’indices partiels, d’informations visibles ou des actions des autres joueurs. On observe, on recoupe les données et on élimine progressivement les possibilités pour se rapprocher de la bonne réponse. Un véritable travail d’enquêteur. Le guessing, lui, fait davantage appel à l’intuition, tandis que le double guessing consiste à anticiper ce que l’adversaire pense que l’on va faire.
Exemples : Decrypto, Love Letter
> Découvrir notre sélection de jeux de déduction
Les jeux de défausse ont un principe simple : vider sa main avant ses adversaires. Pour cela, il faut savoir sortir ses cartes au bon moment pour bloquer les autres et se débarrasser des valeurs les plus encombrantes si nécessaire. Faciles en apparence, ils demandent en réalité du sens du timing et une bonne lecture du jeu.
Exemples : Ligretto, DNUP
> Découvrir notre sélection de jeux de défausse
Défausser consiste à retirer une carte de sa main pour la mettre dans une pile dédiée, appelée défausse. Cette action peut être imposée par les règles, déclenchée par un effet d’une carte ou d’un placement, ou décidée volontairement. Dans ce dernier cas, elle permet d’alléger sa main en vue de préparer une stratégie future.
Dépuncher signifie détacher les éléments en carton prédécoupés d’un jeu neuf, par exemple des tuiles ou des tokens. Cette étape intervient avant la toute première partie, lors de la mise en place initiale. Souvent perçu comme un petit rituel, le dépunchage marque le début de l’aventure : on découvre le matériel et sa qualité, et on imagine déjà un peu le plaisir à venir.
Le Diamant d’Or est un prix annuel français qui récompense l’excellence parmi les jeux de société dits « Experts » ou les Eurogames. Son jury de passionnés distingue les titres offrant la plus grande profondeur tactique et une gestion de ressources millimétrée, laissant peu de place au hasard. C’est le label de référence pour les joueurs en quête de défis intellectuels.
Exemples de lauréats : SETI : Recherche d’Intelligence Extraterrestre (2025), Nucleum (2024)
> Voir tous les jeux récompensés au Diamant d'Or
Dans un jeu de dicebuilding, on construit et améliore sa réserve de dés au cours de la partie. Chaque dé ajouté, modifié, ou remplacé élargit les possibilités d’action et influence directement les résultats obtenus lors des lancers. L’objectif est de dompter le hasard : en personnalisant ses outils, on « programme » sa propre chance. C’est un système de jeu gratifiant qui mêle le frisson du jet de dés à la satisfaction d’une stratégie bien huilée.
Exemples : Too Many Bones, Quarriors !
Les jeux de dicecrafting se caractérisent par la possibilité de modifier physiquement les faces de ses dés au cours de la partie. Contrairement au dicebuilding où l’on multiplie le nombre de dés, on mise sur la personnalisation d’un dé existant, en clipsant de nouvelles faces plus intéressantes. Cette mécanique offre une satisfaction tactile immédiate : on voit son matériel évoluer et devenir de plus en plus performant.
Exemples : Dice Forge, Dice Realms
La direction artistique (ou DA) regroupe l’ensemble des choix esthétiques qui donnent son identité visuelle au jeu. Bien au-delà de la simple illustration, on parle de la cohérence entre les dessins du plateau, la mise en page de la documentation, les polices de caractères et l’ergonomie du matériel. Une DA réussie ne se contente pas d’être « jolie » : elle renforce l’immersion et facilite la compréhension des règles en pratique. Quand on ouvre une boîte, c’est elle qui nous plonge immédiatement dans l’univers, qu’il soit sombre et réaliste ou coloré et onirique.
Le distributeur joue un rôle d’interface entre l’éditeur et les boutiques de jeux. Son travail commence une fois le jeu fabriqué : il ne le crée pas, mais il le fait exister sur le marché. Il se charge de stocker les boîtes, de les faire connaître auprès des ludicaires et d’en assurer l’expédition aux quatre coins du pays (ou de la planète). Il gère la disponibilité des titres, accompagne les sorties et vérifie que les nouveautés arrivent sur les étagères en temps et en heure.
Exemples : Asmodee, Blackrock Games ou Gigamic Distribution
Le draft est une mécanique de sélection dans laquelle on choisit un élément (carte, dé, pion) parmi un ensemble disponible avant de passer le reste à son voisin. On répète l’opération jusqu’à ce que chaque participant ait constitué sa main ou sa réserve pour le tour.
Le défi majeur est de trouver l’équilibre entre ses propres besoins et la volonté de ne pas laisser une pièce trop avantageuse aux adversaires. Il faut donc surveiller autant son jeu que celui des autres.
Exemples : Draftosaurus, 7 Wonders
> Découvrir notre sélection de jeux de draft
Littéralement « exploration de donjon », le dungeon crawler nous plonge dans des labyrinthes truffés de monstres, de pièges et de trésors. On y incarne un héros que l’on fait progresser manche après manche, fréquemment en coopération, pour surmonter les dangers.
C’est le style idéal pour vivre l’excitation d’une épopée unique où chaque salle révélée réserve son lot de surprises.
Exemples : Gloomhaven, Heroquest
> Découvrir notre sélection de jeux de dungeon crawler
Les effets correspondent aux capacités déclenchées par une carte, un pouvoir ou une action. On distingue les bonus permanents, actifs sur la durée, des effets temporaires, dont l’impact se limite à un tour ou à une phase précise. Toute la finesse réside dans leur coordination : bien enchaîner ces capacités peut transformer une action ordinaire en coup décisif. Savoir quand lancer un effet peut vraiment faire la différence lorsque l’on veut prendre l’ascendant sur ses adversaires.
Miser gros ou passer son tour ? C’est le dilemme permanent des jeux d’enchères. On y dépense ses ressources pour acquérir des éléments clés, en espérant ne pas payer plus que nécessaire. Ici, on gagne en évaluant avec précision la valeur d’un lot tout en surveillant le portefeuille de ses voisins. C’est un exercice d’équilibre constant entre audace et économie : si le plus offrant l’emporte, il n’est pas rare que ce soit le plus patient qui rafle la mise finale.
Exemples : For Sale, High Society
> Découvrir notre sélection de jeux d'enchères
Un jeu d’énigme fait appel à la logique, au sens de l’observation et à l’esprit de déduction des joueurs pour progresser tout au long des parties. Les participants y sont confrontés à des mystères à résoudre, des codes à déchiffrer ou des mécanismes secrets à débloquer pour s’échapper d’un lieu ou clore une intrigue. Qu’ils se pratiquent en solo ou en équipe, ces titres transforment la table en un petit laboratoire où l’on analyse le moindre symbole pour trouver la clé du problème.
Exemples : SmartGames - L’aventurier, MicroMacro : Crime City
> Découvrir notre sélection de jeux d'énigme
Les escape games de salon transforment la table en terrain d’enquête chronométré, s’inspirant directement des salles d’évasion réelles. À l’aide de cartes, d’applications ou de puzzles, les joueurs doivent résoudre une suite d’énigmes pour boucler une mission dans un temps imparti. Ce sont généralement des jeux one shot, dits aussi kleenex, centrés sur la réflexion et la coopération.
Exemples : Exit : L’évasion de Prison, Codex : La Malédiction de l’Abbaye de Thélème
À l’inverse des grandes batailles rangées, le jeu d’escarmouche se concentre sur des affrontements à petite échelle entre quelques individus ou une bande réduite. Chaque unité ou personnage y est souvent unique, avec ses propres capacités détaillées. C’est un format nerveux et tactique, qui met l’accent sur le placement précis et la gestion individuelle des combattants plutôt que sur la puissance de frappe d’une armée entière.
Exemples : Warhammer Underworlds, Star Wars : Shatterpoint
Le salon d’Essen, situé en Allemagne et officiellement nommé le Spiel, est le plus grand rassemblement mondial dédié au jeu de société. C’est le pèlerinage annuel, au cours duquel les éditeurs de toute la planète présentent des centaines de nouveautés et les proposent au public. Si Cannes est le cœur du jeu en France, ce salon en est le centre névralgique international : un temple incontournable pour dénicher les tendances de demain.
Un Eurogame désigne l’école de design européenne, où la gestion, la planification et l’optimisation priment sur le spectaculaire. Peu de hasard, rarement d’élimination, une opposition généralement indirecte : ici, la victoire se construit tour après tour.
Le terme Kubenbois est une appellation affectueuse (ou un peu taquine) pour parler d’eurogames très mécaniques, où les ressources sont symbolisées par de petits cubes en bois.
À l’inverse, Eurotrash décrit un jeu hybride : une structure très euro, mais avec un habillage plus immersif ou davantage tourné vers l’affrontement direct, à mi-chemin avec l’ameritrash.
Exemples : Catan, Carcassonne
> Découvrir notre sélection d'eurogames
Un jeu d’exploration mise avant tout sur le frisson de la découverte. Le plateau de jeu n’est pas complet dès le départ : il se dévoile progressivement à mesure que les joueurs avancent, grâce à des tuiles retournées ou des cartes révélées. Chaque nouveau lieu apporte son lot de surprises, de dangers ou de récompenses, insufflant à la partie un réel parfum d’aventure.
Exemples : Les Ruines Perdues de Narak, Tainted Grail : La Chute d’Avalon
Quand le gameplay ne suffit plus, l’extension entre en scène pour enrichir un jeu de base. Elle permet d’ajouter des personnages, des cartes supplémentaires ou des règles inédites, et renouvelle ainsi l’intérêt d’un titre particulièrement apprécié. C’est le moyen idéal de redonner un second souffle aux parties et d’explorer de nouvelles stratégies sans repartir de zéro. À l’inverse d’un standalone, elle nécessite obligatoirement la boîte d’origine pour être jouée.
> Découvrir notre sélection d'extensions de jeux à moins de 10 euros
> Découvrir notre sélection d'extensions indispensables
Les jeux de figurines se distinguent par l’utilisation de pièces en plastique finement sculptées qui donnent du relief à la table. Au-delà du jeu, ils s’accompagnent d’une dimension hobby, comme le montage ou la peinture, qui fait entièrement partie du plaisir ludique. Sur le plateau, ces pièces apportent une présence physique et tactique immédiate, que l’on soit dans l’escarmouche ou le wargame.
Exemples : Warhammer 40.000, Bolt Action
Le FIJ est le rendez-vous majeur de la scène ludique mondiale. Il se tient chaque année au Palais des Festivals de Cannes. S’il s’impose comme la place forte du milieu francophone, il attire des professionnels et des passionnés de la planète entière venus tester les nouveautés et célébrer la culture du jeu sous toutes ses formes. C’est dans ce cadre prestigieux que sont remis les célèbres As d’Or récompensant les meilleurs titres de l’année.
Un Flip & Write (ou ses cousins le Roll & Write et le Draw & Write) suit un principe simple que les amateurs de Yams reconnaîtront immédiatement. On pioche une carte ou on lance des dés, à une ou plusieurs reprises, puis chacun reporte le résultat sur sa feuille de scoring. Parfois surnommé « roule et gribouille », ce format transforme la variabilité du tirage en un véritable exercice de choix et de planification individuelle. Compacts et faciles à mettre en place, ces jeux s’enchaînent rapidement, sans temps mort, ce qui renforce leur caractère addictif.
Exemples : Welcome, Très Futé !
> Découvrir notre sélection de Roll & Write
Le FLIP est un événement estival annuel qui transforme, pendant douze jours, la ville de Parthenay en un immense plateau de jeu à ciel ouvert. Contrairement aux salons en intérieur, ce festival mise sur la convivialité des rues pour faire découvrir le jeu sous toutes ses formes (jeux de société, grands jeux en bois, jeux de rôle) aux amateurs et aux curieux. C’est un rendez-vous festif familial, où l’on vient s’amuser tous ensemble.
Le gameplay est un concept qui fait référence à la manière dont un jeu se joue et se ressent autour de la table. Il naît de l’interaction entre les règles, le système de jeu et les décisions des participants. C’est, en quelque sorte, la « jouabilité » ou le « ressenti » une fois que l’on passe à l’action : est-ce fluide, tendu, nerveux ou contemplatif ? Un gameplay réussi est celui qui fait oublier les règles pour ne laisser place qu’au rythme, aux choix et au plaisir de s’amuser.
Le GBL est une association qui regroupe de nombreuses enseignes de jeux indépendantes à travers la France et les pays francophones. Son rôle est de fédérer les ludicaires pour partager leurs expertises, promouvoir la culture du jeu et organiser des événements communs. Pour les joueurs, c’est l’assurance de pousser la porte d’une boutique où le conseil vient avant tout de la passion, et où la sélection reflète un engagement ludique certain.
Tout est question d’équilibre dans un jeu de gestion et développement : produire, investir, faire prospérer un système au fil de la partie. Il peut s’agir d’une ferme, d’une cité, d’une entreprise ou même d’une civilisation. Les ressources y sont limitées, les choix la plupart du temps structurants, et chaque décision influence la croissance future. La priorité n’est pas de vaincre par affrontement direct, mais d’ajuster ses actions pour bâtir la stratégie la plus efficace sur le long terme. Ce sont des titres dans lesquels la planification, l’anticipation et la gestion fine des moyens font toute la différence.
Exemples : Hegemony, It’s a Wonderful World
Les goodies (pluriel de goody) sont de petits objets promotionnels ou bonus distribués autour d’un jeu ou d’une licence. Il peut s’agir de cartes exclusives, de jetons alternatifs, de figurines, de posters, de tokens inédits ou encore de marque-pages thématiques. Il arrive qu’ils soient offerts lors de festivals, de précommandes ou de campagnes de crowdfunding, mais ils peuvent également être vendus séparément du jeu. Très prisés des collectionneurs, les goodies participent à la vie communautaire en créant un lien entre éditeurs, boutiques et passionnés.
Dans le paysage ludique, le sigle GSS renvoie aux grandes surfaces spécialisées. Si ces enseignes nationales proposent une large gamme de produits pour enfants, elles se distinguent des boutiques de jeux spécialisées par une sélection volontairement plus généraliste. S’adressant au grand public, on y trouve les classiques les plus populaires et les blockbusters du moment.
Un jeu de hand-building (ou de gestion de main) repose sur l’amélioration progressive des cartes que l’on conserve en main durant la partie. Contrairement au deckbuilding où les cartes circulent entre une pioche et une défausse, ici l’éventail de cartes se développe de manière plus stable : on ajoute, on échange ou on fait évoluer les éléments que l’on utilisera régulièrement. L’enjeu consiste à optimiser cette main pour créer des combinaisons efficaces et s’adapter aux opportunités du jeu.
Exemples : Race for the Galaxy, Fantasy Realms
> Découvrir notre sélection de jeux de Hand-building
Un hex est l’abréviation courante pour désigner une case hexagonale sur un plateau de jeu. Six côtés, six directions : cette forme offre des déplacements plus fluides et mieux équilibrés que sur une grille composée de cases carrées. Elle s’est imposée comme un standard des jeux de stratégie ou des wargames, car elle facilite les manœuvres et rend la conquête du terrain plus naturelle.
Un jeu hybride mélange le matériel physique (plateau, cartes, figurines) avec une interface numérique sur tablette ou smartphone. L’application peut servir de maître du jeu, gérer le chronomètre, générer des événements aléatoires ou même offrir une bande-son immersive. Cette alliance propose des mécaniques complexes qui seraient impossibles à piloter manuellement, tout en gardant le plaisir tactile du jeu de table.
Exemples : Les Demeures de l’Épouvante, Chronicles of Crime
> Découvrir notre sélection de jeux avec application
Un jeu à identité secrète (ou rôle caché) se concentre sur le bluff, la suspicion et la déduction. En début de partie, chaque participant reçoit une carte lui attribuant un rôle ou une appartenance qu’il est le seul à connaître. Le défi est alors d’accomplir sa mission sans se faire démasquer par les autres, ou à l’inverse, de débusquer les traîtres infiltrés dans le groupe.
Exemples : Les Loups-Garous de Thiercelieux, Saboteur
> Découvrir notre sélection de jeux à identité secrète ou à rôle caché
L’illustrateur est l’artiste qui donne vie à l’univers visuel du jeu. À partir des idées de l’auteur et de l’équipe éditoriale, il crée les dessins de la boîte, du plateau et des cartes. Son style graphique est souvent le premier contact du joueur avec le produit. Au-delà de l’esthétique, il guide la lecture du matériel, facilite la compréhension des éléments et façonne la direction artistique de la partie. Son travail a un rôle déterminant dans l’identité et l’attrait d’un titre.
Un dossier, des indices, une vérité à découvrir : les jeux d’investigation ou d’enquête glissent les joueurs dans la peau d’un détective. Contrairement aux jeux de déduction classiques, ils proposent un scénario riche, avec des témoignages à lire, des scènes de crime à analyser et des pistes à remonter. La partie s’articule autour de l’étude, de la réflexion et de l’interprétation des indices disponibles. Selon les titres, l’enquête peut être collaborative ou compétitive, dirigée ou plus libre.
Exemple : Sherlock Holmes Détective Conseil
> Découvrir notre sélection de jeux d'enquête
JDS et J2S sont des acronymes couramment utilisés par la communauté pour parler tout simplement du Jeu De Société. On croise ces raccourcis sur les forums, les réseaux sociaux ou dans les petites annonces entre passionnés pour gagner un peu de temps à l’écrit.
Le jeton premier joueur fait référence au marqueur (token) attribué au participant qui commence le tour. Il indique l’ordre de jeu et circule habituellement entre les joueurs d’une manche à l’autre. Au-delà d’un simple repère, ce jeton peut influencer le déroulement des parties : débuter offre parfois un avantage, mais peut aussi exposer à certaines contraintes. Dans de nombreux titres, l’ordre du tour constitue un élément clé de l’équilibre global de l’expérience.
On appelle jeu de base (ou Core box) la boîte principale d’un titre, celle qui offre la possibilité de jouer sans ajout de contenu supplémentaire. Elle comporte l’ensemble du matériel et des règles nécessaires pour commencer une partie. Certaines gammes proposent ensuite des extensions, mais le jeu de base constitue le socle initial, conçu pour fonctionner de manière autonome.
Un jeu de cartes à collectionner (connu sous les acronymes JCC ou TCG) propose des cartes vendues dans des boosters aléatoires. La rareté de certaines pièces et la possibilité de construire son propre deck personnalisé en font un genre à part, mêlant compétition, échanges entre joueurs et plaisir de la collection. Parmi les exemples les plus populaires figurent Magic ou Pokémon qui rassemblent un public très large.
Le jeu de cartes évolutif (JCE) est une alternative au JCC. Ici, le contenu des paquets n’est plus aléatoire : chaque boîte propose les mêmes cartes pour tout le monde. Cela donne l’opportunité de développer son deck et de suivre une narration sans avoir à courir après des cartes rares, tout en profitant de sorties régulières pour enrichir les stratégies.
Exemples : Horreur à Arkham, Marvel Champions
Le jeu de rôle (JDR) privilégie l’imagination et la narration partagée. Guidés par un maître du jeu ou par un système de règles, les joueurs décrivent les actions de leur personnage, prennent des décisions et font évoluer une histoire commune. L’accent est mis sur l’interprétation, le récit et l’improvisation, même si des mécaniques (jets de dés, compétences, caractéristiques) viennent encadrer les situations. Chaque partie devient ainsi une aventure collaborative unique, où la créativité occupe une place centrale.
Exemples : Dungeons & Dragons, L’Appel de Cthulhu
Un jeu Kleenex (ou éphémère) est un titre conçu pour être sorti une seule (one shot) ou un nombre très limité de fois. Généralement liés à un dispositif à base d’enquête ou d’escape game, ces titres perdent leur intérêt une fois la solution connue, d’autant plus que le matériel peut être physiquement altéré (plié, découpé, annoté) pendant l’aventure.
Exemples : Exit : Le Bandit de Fortune City, Unlock ! Enchanted Adventures
> Découvrir notre sélection de jeux à usage unique
Les jeux narratifs placent le récit au cœur de la partie. Les mécaniques (exploration, combats, gestion de ressources ou dialogues) ne sont pas là pour accumuler des points, mais pour faire vibrer une histoire qui se transforme au fil des chapitres et des rencontres. Les choix des joueurs ont toujours un impact sur la suite des événements, parfois de manière durable. Chaque séance devient ainsi une aventure évolutive, que l’on vit intensément, avec l’envie de connaître la fin.
Exemples : Comment J'ai Adopté un Gnou, Alice is Missing
> Découvrir notre sélection de jeux narratifs
Un jeu passerelle (ou gateway game) fait le lien entre deux univers ludiques : celui des titres familiaux accessibles et celui des références plus stratégiques. Facile à prendre en main, il propose néanmoins des choix plus riches, une réflexion plus poussée ou des règles plus structurées. Il permet à des joueurs casual de franchir un cap sans se sentir perdus. Idéal pour faire évoluer un groupe en douceur, il ouvre la porte à des expériences plus expertes sans brûler les étapes.
Exemples : Century : La Route des Épices, Splendor
Le joueur alpha est celui qui, au sein d’un jeu coopératif, a tendance à prendre le contrôle de la partie. En dictant aux autres participants ce qu’ils doivent faire à leur tour, il transforme un titre collectif en un jeu solo assisté. Certaines règles intègrent des modes de jeu spécifiques (information secrète, rôles asymétriques, communication limitée) pour diminuer l’effet joueur Alpha (ou effet « Leader ») et préserver l’expérience de groupe.
Le joueur casual (ou casu) pratique le jeu de société de manière occasionnelle et pour passer un bon moment. Il privilégie généralement les titres aux règles rapides à expliquer, les jeux d’ambiance ou les parties courtes. Pour lui, le jeu est avant tout un outil pour s’amuser entre amis, sans recherche de performance complexe.
Le joueur expert recherche des jeux profonds, tactiques et exigeants en durée comme en réflexion. Habitué des livrets de règles épais et des parties de plusieurs heures, il apprécie l’optimisation millimétrée, les stratégies à long terme et les jeux où le hasard est réduit au minimum. Il n’a pas peur de passer du temps à analyser chaque coup pour atteindre la victoire.
Le joueur initié se situe à l’équilibre parfait entre le débutant et l’expert. Il connaît bien les mécaniques classiques (pose d’ouvriers, deckbuilding) et cherche des références offrant plus de profondeur que les jeux d’ambiance, sans pour autant tomber dans la complexité extrême des titres pour spécialistes.
La Kallax est, à l’origine, une étagère de chez un célèbre géant suédois de l’ameublement. Elle est devenue, grâce à sa forme pratique, un rangement officiel chez de nombreux ludophiles. Ses cases carrées ont en effet la dimension parfaite pour accueillir la majorité des boîtes de format standard. Au-delà du simple meuble, elle est désormais presque un symbole : posséder une grande Kallax bien remplie, c’est afficher fièrement sa passion.
Kickstarter (ou KS) est la plateforme de financement participatif (crowdfunding) la plus connue dans le monde du jeu. Elle permet aux éditeurs de proposer leurs projets directement aux joueurs avant la production. En échange de leur soutien financier, les contributeurs reçoivent des versions inédites ou « deluxe » des jeux, ou des goodies exclusifs, parfois des mois avant leur arrivée en boutique. Soutenir un projet sur Kickstarter signifie donc participer au développement d’une idée originale.
Le kingmaking survient lorsqu’un joueur, n’ayant plus aucune chance de gagner, détient le pouvoir de décider indirectement du vainqueur. Par une attaque, un échange ou un choix stratégique, il favorise l’un des prétendants encore en course. C’est une situation qui peut être ressentie comme frustrante et qui peut générer des débats animés autour de la table. Certains jeux cherchent à limiter le kingmaking en réduisant l’impact des joueurs distancés en fin de partie.
Un jeu Legacy est un titre qui se développe et se transforme au fur et à mesure des parties. Les décisions prises laissent des traces durables sur le matériel : on modifie le plateau, on ajoute des règles ou on ouvre des enveloppes secrètes. La campagne progresse d’une session à l’autre, avec un scénario qui s’enrichit et un univers qui change selon les choix du groupe. Chaque table vit ainsi une aventure unique dont le jeu garde la mémoire.
Exemples : My City, Les Aventuriers du Rail Legacy : Légendes de l’Ouest
> Découvrir notre sélection de jeux legacy ou à campagne
Les jeux de lettres transforment l’alphabet en un espace ludique à part entière. Dans la lignée du mythique Scrabble, les créations plus récentes bousculent les habitudes en ajoutant rapidité, coopération, déduction ou pression du temps. Ici, il faut trouver vite, penser malin et essayer de deviner ce que les autres ont en tête pour assembler les bons mots au bon moment. Vocabulaire affûté et esprit vif sont alors vos meilleurs alliés.
Exemples : Jarnac, Bananagrams
> Découvrir notre sélection de jeux de lettres
Un jeu à licence (ou jeu à licence forte) s’appuie sur un univers déjà célèbre issu du cinéma, de la bande dessinée ou du jeu vidéo. Son intérêt est de faire retrouver aux fans l’ambiance de leurs œuvres préférées sur un plateau, avec des mécaniques généralement adaptées pour coller au mieux au thème d’origine.
Exemples : Dune : Imperium, Villainous
Un livre-jeu est un ouvrage interactif dans lequel le participant devient acteur de l’histoire. À mi-chemin entre la lecture et le jeu de société, il propose au joueur de faire des choix, de résoudre des énigmes ou de mener des combats en sautant de paragraphe en paragraphe. Certains modèles modernes utilisent même des bandes dessinées pour une immersion visuelle plus intense.
Exemples : Captive - La BD dont vous êtes le héros, Ma Première Aventure - En Quête du Dragon
> Découvrir notre sélection de livres-jeux
On parle de localisation lorsqu’un jeu de société est adapté à une nouvelle langue ou à un nouveau marché. Cette tâche essentielle va bien au-delà de la simple traduction. Il s’agit de transposer l’humour, les références culturelles et parfois même de retravailler la direction artistique ou le format de la boîte pour coller aux attentes du public local. L’objectif est de conserver l’esprit et l’équilibre du jeu tout en offrant une expérience fluide aux utilisateurs.
Le ludicaire est le meilleur allié du joueur : c’est le gérant ou le vendeur d’une boutique spécialisée en jeux de société. Expert et passionné, il ne se contente pas de commercialiser des boîtes, il conseille, explique les règles et aide chaque client à trouver le titre qui correspondra exactement à ses envies et à son groupe.
Une ludothèque désigne l’espace public (typiquement municipal) où l’on vient emprunter ou tester des jeux. C’est un lieu de partage et de conservation de la culture ludique. Dans un usage plus courant chez les joueurs, le mot fait également référence à leur collection personnelle. Une ludothèque bien fournie reflète les goûts, les découvertes et l’évolution d’un parcours d’amateur de jeu de société.
Le maître de jeu (ou MJ) est le pilier d’une partie de jeu de rôle. Il ne joue pas « contre » les autres, mais fait vivre l’univers, incarne les personnages secondaires et guide les aventuriers à travers l’histoire. Garant de la cohérence et du respect des règles, il orchestre le récit du début à la fin. À la fois narrateur, arbitre et metteur en scène, il rythme la partie et stimule l’imagination autour de la table.
La majorité est une mécanique dans laquelle les points ou des avantages sont attribués au joueur qui possède le plus grand nombre d’éléments (zones, pions, cartes, jetons). Les participants rivalisent pour dominer des territoires, influencer des régions ou contrôler des ressources, souvent lors de l’étape clé du décompte. Cela crée une tension constante, car être deuxième ne rapporte en général que peu de choses : il faut savoir investir suffisamment pour l’emporter sans se ruiner.
Exemples : El Grande, Las Vegas
> Découvrir notre sélection de jeux de majorité
Le meeple est la figurine emblématique du jeu de société moderne. Contraction de « My people », ce petit personnage (la plupart du temps en forme de bonhomme stylisé) sert de pion pour représenter les ouvriers ou les avatars des joueurs. Il est devenu le symbole universel de la culture ludique partout dans le monde.
> Découvrir l'histoire du terme meeple
Un jeu de mémoire (ou memory game) met nos neurones à rude épreuve en nous demandant de retenir l’emplacement d’un objet, l’ordre d’une séquence ou l’identité d’une face cachée. Si le concept est un grand classique de l’enfance, de nombreux titres modernes y ajoutent des contraintes de temps ou des effets venant perturber les certitudes. C’est un exercice de concentration pure où la moindre distraction peut faire oublier une information capitale.
Exemples : Trio, L'Encyclopédie des Monstres
> Découvrir notre sélection de jeux de mémoire
Le meta game (ou « méta ») désigne tout ce qui gravite autour du jeu lui-même, comme la connaissance des habitudes de pratique de ses adversaires ou l’analyse des stratégies les plus populaires. Autrement dit, ce n’est plus seulement la règle écrite qui compte, mais aussi la façon dont elle est interprétée et exploitée concrètement. Dans les jeux compétitifs, maîtriser le méta donne même parfois un coup d’avance décisif.
Meuler consiste à faire perdre des cartes à un joueur directement depuis sa pioche vers sa défausse sans passer par la main. Cette tactique vise à réduire les options adverses ou à accélérer l’épuisement d’un paquet de cartes pour déclencher une fin de partie ou des effets spécifiques. Dans certains titres, c’est même une condition de victoire : inutile de frapper fort, il suffit de vider la bibliothèque d’en face. Une stratégie secondaire, mais redoutablement efficace.
Dans un jeu de construction de moteur, on met en place un système de capacités interdépendantes qui devient de plus en plus performant au fil de la partie. Une carte en alimente une autre, qui déclenche un bonus, lequel facilite une action encore plus rentable au tour suivant. Au départ, tout avance doucement, puis la machine se met à tourner à plein régime. C’est l’un des grands plaisirs du jeu moderne : voir son installation produire des résultats spectaculaires grâce à des choix effectués bien plus tôt.
Exemples : Res Arcana, Earth
> Découvrir notre sélection de jeux de construction de moteur ou engine building
Le mulligan est une règle qui apporte la possibilité de remplacer tout ou partie de sa main de départ lorsqu’elle est jugée trop mauvaise ou simplement injouable. C’est un choix offert fréquemment dans les jeux de cartes, qui évite qu’une manche ne soit perdue avant même de commencer. Selon les titres, le mulligan peut être gratuit, limité ou assorti d’une contrepartie (comme passer son tour). Une seconde chance bienvenue qui assure un début de partie plus équilibré pour tout le monde.
Dans les jeux de négociation, les règles laissent une large place aux échanges verbaux, aux promesses (tenues ou non) et aux alliances de circonstance. Pour l’emporter, la gestion du matériel ne suffit pas ; il faut savoir convaincre, marchander des avantages ou détourner l’attention des autres joueurs. Ce genre de titre crée une interaction sociale très forte où le charisme et la diplomatie sont des ressources à part entière.
Les objectifs cachés sont des conditions de victoire ou des missions confidentielles dont seul le détenteur a connaissance jusqu’au décompte final. Cette mécanique maintient un doute constant sur les intentions réelles de chacun et empêche de savoir avec exactitude qui est en tête. Cela oblige à une certaine discrétion : avancer trop vite vers son but secret, c’est prendre le risque d’être bloqué par des adversaires devenus méfiants.
Dans un jeu de paris, il faut prédire un résultat avant qu’il ne se produise : nombre de plis remportés, ordre d’arrivée, réussite d’une action, comportement des concurrents… Tout l’intérêt du jeu repose sur cette prise de position anticipée. Parier juste peut rapporter gros, mais l’exercice devient savoureux quand il faut miser avec des informations incomplètes. Entre intuition, lecture de table et prise de risque, le suspense reste entier jusqu’au bout.
Exemple : Skull King
Paris Est Ludique, abrégé en PEL, est un festival français consacré au jeu de société, organisé en plein air dans la capitale. Très apprécié pour son ambiance détendue, il permet de découvrir des nouveautés, rencontrer des éditeurs et jouer en terrasse ou sur pelouse, sous de grands chapiteaux, dans une atmosphère de kermesse géante. C’est un rendez-vous particulièrement attendu des joueurs franciliens et de nombreux passionnés venus d’un peu partout.
Dans un jeu de pick & delivery, le but est de récupérer des éléments à un point A pour les transporter vers un point B afin de valider une mission ou d’obtenir un bonus. Tout l’intérêt est d’optimiser au passage ses trajets, ses capacités et sa gestion du timing. La mécanique peut paraître simple, mais elle devient vite un casse-tête délicieux dès qu’il faut composer avec la concurrence, les distances ou des contraintes logistiques. C’est donc un jeu de circulation, d’efficacité et de planification.
Exemple : Age of Steam
La pile de la honte est une expression utilisée avec autodérision par les joueurs pour désigner l’ensemble des jeux achetés qui n’ont pas encore été ouverts. Entre les nouveautés qui s’accumulent et le manque de temps, ces boîtes sous blister finissent par former une tour sur leur étagère Kallax. C’est un phénomène courant chez les passionnés, qui y voient aussi une réserve de plaisirs futurs pour les jours de pluie.
La pioche (ou « pige » pour nos cousins québécois) est la pile de cartes face cachée où les joueurs viennent se servir. Elle représente l’inconnu et le hasard : on espère y trouver la pièce manquante de son plan, tout en craignant un tirage inutile. La gestion de la pioche, et sa reconstitution à partir de la défausse, sont un rouage essentiel de la fluidité d’une partie.
Dans le jargon des jeux de plis, pisser signifie se débarrasser d’une carte autre que celle demandée, faute de pouvoir fournir la bonne. C’est l’occasion idéale de rejeter une valeur forte qui nous encombre ou, au contraire, une faible pour préparer les tours suivants. C’est une manœuvre de délestage tactique qui affine la main du joueur en attendant une meilleure opportunité.
Les jeux de placement ou de pose de tuiles demandent d’agrandir, compléter ou modeler un espace commun ou personnel à l’aide de pièces que l’on ajoute durant la partie. Chaque tuile modifie le terrain, crée des opportunités, ferme des zones ou optimise un ensemble. Il faut donc penser à la fois à l’effet immédiat et à la construction globale de son jeu. C’est une mécanique souvent très visuelle, où la stratégie prend forme littéralement sur la table.
Exemples : Dorfromantik, Akropolis
> Découvrir notre sélection de jeux de placement de tuiles
La pose d’ouvriers consiste à placer ses meeples ou ses pions sur des emplacements d’action pour produire, récolter, construire ou se développer. Comme les positions sont limitées, chaque choix a une double portée : faire avancer son plan et empêcher les autres d’accéder à ce dont ils ont besoin. Toute la stratégie vient du petit frisson du « si je ne prends pas cette case maintenant, quelqu’un va me la voler ».
Exemples : Dewan, Agricola
> Découvrir notre sélection de jeux de placement d'ouvriers
Un jeu de plateau se définit par l’utilisation d’une surface physique, fixe ou flexible, sur laquelle prennent place des zones, des ressources ou les actions disponibles. Selon les titres, il peut être statique, modulaire, individuel ou partagé. Bien plus qu’un simple support, il structure la lecture de la partie et influence directement le confort de jeu. Un bon plateau, c’est un peu la scène sur laquelle tout le spectacle prend vie.
Exemples : Labyrinthe, Kemet - Blood and Sand
Les jeux de plis (ou de levées) sont organisés autour d’une succession de tours où chaque participant joue une carte de sa main, le concurrent ayant posé la plus forte remportant l’ensemble des cartes sur la table. Ce genre très ancien, issu des jeux traditionnels, a été largement renouvelé par des titres modernes intégrant de la coopération, des pouvoirs spéciaux ou des conditions de victoire originales. La subtilité réside en général dans la capacité à évaluer la puissance de sa main et à anticiper les valeurs qui tomberont à chaque manche.
Exemples : Pili Pili, Odin
> Découvrir notre sélection de jeux de plis
Un point de pénalité est une valeur négative soustraite du score final d’un joueur. Il vient sanctionner une erreur, une prise de risque mal calculée, une carte indésirable ou une condition non remplie. Dans certains jeux, toute la subtilité consiste justement à en accumuler moins que les autres. Ces points de pénalité obligent chacun à maintenir un équilibre constant entre le développement de sa stratégie et le respect des contraintes imposées par le livret de règles.
Les points de victoire (que l’on abrège fréquemment « PV ») constituent le baromètre universel de la réussite et déterminent le gagnant une fois le temps écoulé ou la mission aboutie. Ils récompensent les conquêtes des joueurs, la qualité de leurs constructions ou la pertinence de leurs combinaisons de cartes tout au long de l’affrontement. Parfois visibles, parfois dissimulés via des objectifs cachés, ils entretiennent le suspense jusqu’au dernier instant.
Un Print & play, ou PNP, est un jeu que l’on télécharge pour l’imprimer et le fabriquer soi-même à la maison. C’est une pratique très courante pour tester des prototypes, découvrir des jeux gratuits proposés par des auteurs indépendants ou accéder à des scénarios bonus avant une sortie officielle. Muni de ciseaux, de papier cartonné et d’un peu de patience, le joueur devient ainsi l’artisan de son propre matériel.
Dans un jeu de programmation, les joueurs planifient à l’avance une série d’actions qui seront ensuite exécutées dans l’ordre prévu. Le problème, bien sûr, c’est que si entre-temps un adversaire déplace son pion ou modifie le plateau de manière inattendue, le plan peut totalement dérailler. C’est une mécanique qui demande d’anticiper non seulement ses propres besoins, mais aussi les intentions des autres pour éviter de voir son personnage agir dans le vide.
Exemples : Colt Express, The Artemis Odyssey
> Découvrir notre sélection de jeux de programmation
Un prototype est la version de travail d’un jeu, bricolée par son auteur avec du matériel de récupération pour tester la solidité des mécaniques avant toute illustration définitive. Loin de la finition d’une boîte de boutique, cet objet brut permet d’ajuster l’équilibre des règles et de vérifier si le plaisir de jeu est au rendez-vous. Croiser un « proto » en festival offre aux joueurs la chance unique de participer à l’évolution d’un futur succès.
Le jeu de quiz moderne a su s’éloigner du simple questionnaire en intégrant des systèmes de paris, de rapidité ou de bluff pour pimenter la partie. Si la culture générale reste un atout, la victoire appartient dans de nombreux cas à celui qui parvient à estimer les réponses des autres ou à prendre des risques quand il le faut. C’est le format convivial par excellence pour apprendre des anecdotes surprenantes sans que le savoir pur ne soit le seul critère de réussite.
Exemples : Talaref, Burger Quiz
Un jeu de rapidité met vos réflexes à rude épreuve en vous demandant d’être le premier à accomplir une action dès qu’un signal ou une image apparaît. Que ce soit pour attraper un objet au centre de la table ou pour taper sur une pile de cartes, la coordination entre l’œil et la main doit être instantanée. Ces titres créent une ambiance électrique et survoltée où la moindre seconde d’hésitation peut vous coûter la victoire.
Exemples : Jungle Speed, Taco Chat Bouc Cheese Pizza
> Découvrir notre sélection de jeux de rapidité
Les jeux de réflexes et d’observation récompensent ceux qui repèrent plus vite que les autres un détail, une différence, une forme ou une combinaison précise. L’œil doit être vif, la main prête à partir, et le cerveau bien réveillé. Derrière leur apparente simplicité se cachent une vraie tension et une dose de chaos réjouissante. Mieux vaut éviter de tourner la tête au mauvais moment.
Exemples : Dobble, 2 Pommes 3 Pains
> Découvrir nos sélections de jeux d'observation et de jeux de réflexe
Les règles évolutives permettent à un jeu de se transformer au fur et à mesure que les participants progressent dans l’aventure ou enchaînent les parties. Contrairement à un livret figé, le système de jeu s’enrichit de nouvelles contraintes, de pouvoirs inédits ou de mécaniques plus complexes à mesure que l’on maîtrise les bases. C’est un excellent moyen de maintenir l’intérêt sur le long terme en proposant une courbe d’apprentissage fluide et toujours surprenante.
> Découvrir notre sélection de jeux évolutifs
La rejouabilité définit la capacité d’un titre à offrir des sensations renouvelées et un plaisir intact après de nombreuses sessions de jeu. Elle repose souvent sur une mise en place aléatoire, une grande variété de cartes ou des personnages aux pouvoirs différents qui empêchent l’installation d’une routine. Un jeu doté d’une forte rejouabilité est une promesse d’exploration constante : on a toujours envie d’y revenir pour tester une nouvelle approche ou découvrir une combinaison inédite.
Un jeu de gestion de ressource demande aux participants de collecter, transformer et dépenser judicieusement divers éléments (bois, pierre, énergie ou monnaie) pour atteindre leurs objectifs. L’enjeu principal est de composer avec la rareté : chaque matériau utilisé pour une construction immédiate manquera forcément pour un projet futur. C’est un exercice d’équilibriste qui récompense l’anticipation et la capacité à optimiser ses stocks pour ne jamais se retrouver à court lors de l’action décisive.
Exemples : The Anarchy, Flamecraft
> Découvrir notre sélection de jeux de gestion de ressources
L’expression « Salade de points » désigne les jeux où l’on marque des points de victoire par de très nombreuses sources différentes. Plutôt que de viser une cible unique et massive, on accumule des petites récompenses dans tous les compartiments du jeu. Un bonus par-ci, une majorité par-là, une collection, un objectif caché, un multiplicateur discret… Au décompte final, les additions s’enchaînent et le suspense reste entier jusqu’à la dernière seconde. Le terme est soit affectueux, soit légèrement moqueur, selon l’amour que l’on porte à ce genre de scoring généreux.
Un scénario constitue la trame et le cadre d’une partie. Il dicte les objectifs à atteindre et les règles particulières à appliquer. Très fréquent dans les jeux narratifs ou d’exploration, il offre la possibilité de renouveler l’expérience au sein d’une même boîte en changeant l’intrigue ou la configuration du plateau. Chaque nouveau scénario est une invitation à vivre une histoire différente, avec ses propres rebondissements et ses défis tactiques inédits.
Le scoring désigne le moment du décompte des points, qu’il intervienne plusieurs fois durant la partie ou de manière définitive à la toute fin. C’est l’instant où l’on convertit ses possessions, ses territoires contrôlés ou ses missions réussies en unités de victoire. Un bon système de scoring permet de valider la pertinence de sa stratégie et de garder la tension intacte jusqu’au bout, surtout lorsque les scores sont serrés.
Une sleeve est une pochette de protection transparente dans laquelle on glisse une carte pour éviter son usure, les traces de doigts ou les coins abîmés lors des manipulations répétées. Sleever ses cartes, c’est l’assurance de conserver son jeu dans un état impeccable, tout en facilitant parfois le mélange des paquets les plus volumineux.
Le sourcing renvoie à la recherche et à la sélection des fournisseurs, fabricants ou partenaires nécessaires à la production d’un jeu. Cela concerne par exemple les cartes, les dés, les figurines, les cartons ou les inserts. Derrière une belle édition se cachent donc des choix très concrets de matériaux, de coût, de qualité et de logistique. Dans les faits, un bon sourcing garantit aux joueurs une boîte solide et agréable à manipuler.
Le Spiel des Jahres est le prix le plus prestigieux du monde ludique, décerné chaque année en Allemagne. Il récompense le meilleur jeu de l’année dans trois catégories : le Spiel (tout public), le Kinderspiel (pour enfants) et le Kennerspiel (pour joueurs initiés ou experts). Reconnaissable à son célèbre pion rouge, noir ou bleu sur la boîte, ce label est un gage de qualité et de plaisir de jeu apprécié internationalement par les joueurs et les professionnels.
Exemples de lauréats : Sky Team (Spiel des Jahres 2024), La Cerise sur le Gâteau (Kinderspiel 2025), Challengers (Kennerspiel 2023)
> Voir tous les jeux récompensés au Spiel des Jahres
Un standalone est un jeu qui appartient à une gamme ou à un univers déjà établi, mais qui peut être joué de manière totalement indépendante. Contrairement à une extension classique, il ne nécessite pas de posséder la boîte d’origine pour fonctionner. C’est une solution très pratique pour entrer dans une série sans devoir tout acheter d’un coup.
Un jeu de stop ou encore (ou push your luck) s’articule autour d’une prise de risque constante. Le joueur doit décider s’il s’arrête pour sécuriser ses acquis, ou s’il tente une action supplémentaire pour accroître ses gains, au risque de tout perdre sur un mauvais tirage. Ce principe produit des instants savoureux, suspendus entre euphorie, avidité et catastrophe imminente. En général, on sait qu’on devrait s’arrêter, et pourtant, on continue…
Exemples : Can’t Stop, Flip 7
> Découvrir notre sélection de jeux de stop-ou-encore
Incontournables et très populaires, les jeux de stratégie demandent de planifier ses actions sur le long terme et d’avoir toujours un temps d’avance pour s’imposer. Ici, la réflexion prend le pas sur le hasard : on développe son empire, on contrôle des territoires ou on gère finement ses ressources. Loin des coups de chance, la victoire récompense celui qui anticipe les manœuvres adverses et installe patiemment son jeu, action après action.
Exemples : Brass Birmingham, Terra Mystica : Projet Gaia
Le tapis de jeu est une surface souple, dans la majorité des cas illustrée ou texturée, que l’on pose sur la table afin d’organiser son espace. On l’appelle Playmat ou Tabletop mat lorsqu’il est en néoprène pour apporter un confort tactile, faciliter la manipulation et protéger le matériel. Dans le jeu de rôle, on parle plutôt de Battle map ou de D&D map pour désigner un support représentant un terrain précis, comme un donjon ou une forêt. Souvent quadrillées, ces cartes simplifient le positionnement des figurines et la gestion des déplacements tactiques pendant les combats, parfois au milieu de décors immersifs en 3D.
Dans un jeu en temps réel, tout le monde s’active en même temps, sans attendre son tour. Les décisions doivent être prises vite, sous la pression d’un sablier ou d’une application, pour remplir ses objectifs avant la fin du décompte. Ce format crée des parties nerveuses, joyeusement chaotiques, mais toujours très vivantes.
Exemples : Kitchen RushKitchen Rush, 5 Minutes Donjon
> Découvrir notre sélection de jeux en temps réel
Le thermoformage est le support en plastique moulé situé à l’intérieur de la boîte de jeu. Il est conçu pour épouser la forme des différents éléments (cartes, figurines, jetons) afin de les protéger et de les maintenir en place pendant le transport. Un thermoformage bien pensé est un atout indéniable : il permet de trier le matériel efficacement et de réduire considérablement le temps de mise en place avant de commencer la partie.
Le token est un terme générique très utilisé pour évoquer un petit élément de jeu servant de marqueur. Il peut représenter une ressource, un dégât, un bonus, un statut, une monnaie ou à peu près n’importe quelle information utile en cours de partie. La plupart du temps en carton épais ou en bois, ces éléments tactiles remplacent avantageusement les notes sur papier et facilitent la lecture immédiate de la situation pour tous les joueurs. En français, on parle souvent de jeton, mais le mot anglais reste omniprésent dans le vocabulaire ludique.
La tour à dés est un accessoire vertical conçu pour garantir des lancers parfaitement aléatoires. Les dés sont introduits par le haut et rebondissent sur plusieurs cloisons internes avant de ressortir à la base. En complément de l’aspect esthétique, elle offre l’avantage d’éviter les lancers qui finissent hors de la table ou qui renversent le matériel en plein milieu du plateau.
Dans un jeu tous contre un, un joueur affronte seul l’ensemble des autres participants. Celui qui fait face au groupe, parfois appelé Overlord, incarne généralement le camp des « méchants » ou du maître du donjon, tandis que les autres joueurs coopèrent pour le vaincre. C’est un format asymétrique qui combine le caractère tactique d’un duel avec la dimension conviviale d’un jeu coopératif.
Exemples : Scotland Yard, Not Alone
> Découvrir notre sélection de jeux à un contre tous
Dans les jeux de tower defense, les participants ont pour but de protéger un lieu (château, base spatiale, cité) contre des vagues successives d’ennemis qui progressent vers lui. Ils doivent planifier leurs défenses, placer des obstacles ou renforcer leurs positions pour éliminer les assaillants avant qu’ils n’atteignent leur cible. Cette mécanique, inspirée du jeu vidéo, fonctionne particulièrement bien en format coopératif, où chacun contribue à la résistance du groupe. Quand la dernière ligne tient bon, la satisfaction est immense.
Exemples : Castle Panic, The Last Spell
Tric Trac a longtemps été l’un des sites francophones les plus emblématiques consacrés au jeu de société. Actualités, critiques, vidéos, fiches de jeux, forums : pendant des années, il a occupé une place centrale dans la culture ludique française avant de fermer ses portes en 2023. Pour beaucoup d’amateurs, c’était un passage obligé pour découvrir des nouveautés et suivre la vie du secteur. Son nom reste aujourd’hui encore chargé d’une vraie dimension affective.
Les variantes de règles sont des ajustements proposés pour modifier l’expérience de jeu par rapport à la version officielle. Elles peuvent être imaginées dès le départ par les auteurs et les éditeurs, ou inventées par les joueurs eux-mêmes. Elles servent par exemple à moduler la difficulté, raccourcir la durée d’une partie ou adapter le jeu à un nombre de participants différent. Elles montrent alors qu’un titre peut continuer à vivre bien après sa sortie.
Chaque année en septembre, la ville de Vichy accueille l’un des rassemblements majeurs du monde ludique francophone : le Festival des Jeux de Vichy. Si l’événement propose des journées pour le grand public, il est surtout célèbre pour son volet professionnel. C’est le lieu où les éditeurs présentent leurs sorties de fin d’année aux ludicaires et aux ludothécaires. Pour les acteurs du secteur, « faire Vichy » sert surtout à observer les tendances avant la période prépondérante de Noël.
L’unboxing évoque le plaisir de découvrir et de déballer un jeu pour la première fois. Qu’il soit partagé en vidéo ou vécu en privé, ce moment permet d’inspecter le matériel sous toutes ses coutures : qualité des cartes, finesse des figurines, ergonomie du thermoformage ou design du livret de règles. C’est aussi à cet instant-là qu’on prend le temps de dépuncher les tokens. Bien plus qu’une simple ouverture, c’est une étape durant laquelle on savoure déjà la promesse de l’expérience à venir, avant même d’avoir lancé la première partie.
Les wargames sont des jeux centrés sur la simulation de conflits militaires, réels ou fictifs, avec un souci plus ou moins poussé de réalisme historique. Ils peuvent reproduire une bataille précise, une campagne entière ou une période stratégique de l’histoire. Généralement très exigeants, ils accordent une grande importance au terrain et au commandement. Les jeux d’histoire, plus larges, s’inspirent quant à eux d’un contexte historique sans forcément adopter toute la rigueur réaliste du wargame.
Exemples : Mémoire 44, Blitzkrieg!